vendredi 27 octobre 2006

Le PRG restera t'il un fair-valoir pour le PS ?

Samedi, lors du congrès extraordinaire du PRG, l"idée de se ranger derrière le PS dès le premier tour semblait l'emporter, même si le parti reste très divisé sur le sujet.

Devant les 400 congressistes, le président du parti Jean-Michel Baylet a lancé un ppel à "l'unité" pour faire gagner la gauche, rappelant le "triste souvenir" du 21 avril 2002.

M.Baylet a fait aussi valoir l'accord électoral arraché au PS, qui en échange de l'absence de candidature PRG à la présidentielle, est prêt à concéder "36 circonscriptions" aux radicaux, lui laissant espérer "à très peu de chose près" un groupe à l'Assemblée nationale (20 députés).

Il a aussi fait miroiter des "ministres radicaux" si la gauche gagne, tout en reconnaissant que rien n'est négocié à ce stade.

Petite concession aux partisans d'une candidature Taubira, M. Baylet a proposé de rassembler, lorsque le PS aura choisi son candidat, un "comité  directeur élargi" pour vérifier que le candidat PS est "en conformité avec la ligne du PRG". Une position qui satisfait certains ténors du parti mais aussi le simple militant Bernard Tapie.

Mme Taubira défend sa candidature
Christiane Taubira ne s'est pas laissée démonter par les critiques qui l'accusent d'instrumentaliser le PRG pour "asseoir sa carrière politique". Avec son habituel talent oratoire, la députée de Guyane a défendu passionnément sa candidature, regrettant que "le vote utile soit devenu le seul projet politique de leaders raisonnables".

"Nous devons être présents dans cette élection" car "nous avons la  responsabilité que cette société retrouve ses élans", a-t-elle affirmé, chaudement applaudie. "Si vous ne voulez pas exister, je ne vois pas pourquoi les autres vous  feraient exister", a-t-elle lancé.

Aux opposants à sa candidature qui lui rappellent sans cesse l'échec du 21  avril 2002, elle a reproché d'exonérer "le principal responsable", le PS, "de  toute évaluation critique de sa campagne". Elle a affirmé que "80%" de son électorat n'aurait "de toute façon pas voté  pour Lionel Jospin".

Ses partisans, parmi lesquels de nombreux jeunes, ont donné de la voix: "notre attachement à la République n'est pas celui de Mme Royal et de sa solution militaire", a affirmé l'un d'eux, Jean Thoret, refusant aussi les propositions "populistes de Fabius".

Quant à l''ancien président de SOS-racisme et adhérent de fraîche date au PRG, Fode  Sylla, il a fait valoir lui aussi que la candidature de Christiane Taubira attirait des gens, notamment dans les banlieues, qui "depuis des années ne font plus confiance à l'action politique".

Posté par U S D à 08:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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