La Gauche Verte !

Journal d'informations alternatives.

jeudi 6 novembre 2008

2.500 manifestants à Vichy : la police gaze, émeute...

Personne n’avait osé se mouiller. Les organisations politiques et syndicales - si ce n’est localement, à Vichy ou à Lyon, par exemple - avaient refusé d’appeler à la manifestation. Trop risqué politiquement quand on tente de créer un nouveau parti, ou quand on est en quête de légitimité. Même les "stars" annoncées se seront défilées, pas de Malek Boutih, pas de Noël Mamère.

La presse, elle, reprenait la version officielle (Le monde et L’express, notamment) : enfin, cette bonne vieille ville de Vichy, qui n’avait rien demandé à personne, se trouverait réhabilitée par ce sympathique sommet sur l’intégration des étrangers. Parce qu’il y en a marre de ces histoires du passé, comme dirait Hortefeux.

Les cars au départ de Lyon et Grenoble avaient été bloqués le temps de ficher les militants, voire de les photographier.

Malgré tout, il y a 2 à 3000 personnes à 18h, devant le lycée, à Vichy.

Le cortège s’ébranle, des chansons et des feux d’artifice fusent. Les manifestants portent pour beaucoup des masques blancs, visages figés. Une intervention au micro à la gare, comme prévu, mais ça va trop vite. Le cortège semble pressé de se rapprocher du lieu de rencontre des ministres : l’opéra - là où fut voté la fin de la IIIe république, et l’instauration du régime de Vichy, c’est de bon goût.

Sauf que le parcours a changé, le cortège est censé éviter le plus possible la zone rouge. Et en effet, des grilles anti-émeutes bloquent la rue qui devait être normalement empruntée.

D’abord quelques dizaines de personnes, derrière une banderole, puis quelques centaines, se massent devant les grilles. La banderole encaisse les coups, pendant ce temps des projectiles partent, des fumigènes, des fusées. La banderole est proche des grilles. Une corde est accrochée. Ca tire, les grilles bougent, les flics mangent, la corde rompt, les flics gazent. La police teste ses nouveaux gazs à Vichy. Superdosés : les manifestants crachent, pleurent ou dégueulent.

Le cortège se reforme, déterminé à réavancer. C’est que l’hostilité est tournée vers la police, plutôt que contre les fantasmatiques casseurs "sans aucun lien avec la manifestation" dont on parle aujourd’hui. Les militants restent. La CGT crie "police partout, justice nulle part". "Jeter des pierres sur la police, ok, mais les vitrines, ça non !" "Ils sont motivés ces jeunes." "Arrêtez !, mais arrêtez !"

Là on ne sait plus bien. Des groupes partent jusqu’à la mairie, dont les vitres sont brisées. Des banques sont cassées. Du côté des lignes de CRS, qui se sont extirpés des grilles, des voitures sont mises en travers, puis incendiées. Tout ce beau monde se retrouve à la gare. Les flics arrivent par plusieurs endroits. Les grilles de chantier sont déplacées pour les contenir.

Ca repart vers Cusset. De nouvelles voitures incendiées, de nombreux tags, une station Total attaquée, des lacrymos.

A l’espace Chambon le meeting continue. Les flics ont rattrapé leur retard, ils sont aux portes. Ils dissuadent à coup de flashball ceux et celles qui voudraient repartir.

Ils s’approchent trop, alors ça dépave, ça démonte tout ce qu’il y a - de la cabine téléphonique au banc - pour faire une barricade. Le feu y est mis. Finalement personne n’attaquera.

La préfecture annonce 3 policiers blessés, une trentaine d’arrestations, 5 voitures brûlées.

Hortefeux voulait être celui qui aurait redoré le blason de Vichy, pour de futures élections locales. Redorer le blason, même à coup de CRS, de trains bloqués, de contrôles à tout va. Ce matin le journal local titre sur les violents affrontements de la veille. Il voulait faire le fier devant ses potes européens. 3 semaines après que la France a présenté ses novatrices techniques de maintien de l’ordre aux autres polices européennes, ça la fout mal : les flics étaient complètement débordés, protégeant tant bien que mal la zone rouge, lâchant du gaz dans tout Vichy.

Aujourd’hui la presse n’en parlera quasimment pas. Que quelques centaines de personnes étaient là, à Vichy, répondant à la provocation, tentant par tous les moyens d’aller déloger les ministres.

Pas que ça à faire : c’est l’élection américaine. Et puis tenons nous en à la version officiel : c’est un simple sommet sur l’intégration, Vichy est une des 20 villes françaises pouvant accueillir une conférence internationale, nous ne comprenons pas que certains soient choqués...

En fait nous ne sommes pas outrés, nous prenons acte. Nous avons répondu dans la rue.

Posté par redacteurs à 07:58 - Anti-UMP - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Contre le travail jusqu'à 70 ans, défendons le droit à la retraite des salariés!

Je tiens à exprimer ma forte réprobation devant la remise en cause du droit à la retraite à 65 ans pour les salariés du secteur privé. Le Gouvernement avance dans son projet de remis en cause des droits sociaux alors que l'ampleur de la crise financière réclame au contraire un renforcement des protections des salariés.

Je déplore la méthode choisie, qui dévalue le rôle essentiel du Parlement et des partenaires sociaux: sans aucune concertation, au milieu de la nuit de la Toussaint, le ministre du Travail a soutenu sans réserve l'amendement de la majorité autorisant le travail jusqu'à 70 ans.

Xavier Bertrand affirme que cet amendement est sans conséquence sur l'âge de départ à la retraite et que la mesure s'adresse aux seuls volontaires. Mais qui rêvent de travailler au-delà de 65 ans pour survivre ?

Dans la cacophonie gouvernementale habilement utilisée pour brouiller les pistes, Henri Guaino, conseiller du Président de la République, a reconnu que cet amendement reculera l'âge auquel les salariés du privé pourront liquider leur retraite à taux plein.

Pour les nombreux retraités disposant d'une petite pension, le recul du départ à la retraite s'apparente à un volontariat subi. Avec le développement du travail précaire, l'allongement de la carrière s'imposera pour disposer de revenus décents.

Le président de la République affirme une nouvelle fois son attachement au modèle américain, où la baisse des pensions de retraite, calculée sur le cour de la bourse, a conduit de nombreuses personnes de plus de 70 ans à reprendre une activité salariée au mépris de leur santé.

Le droit au repos après une vie de labeur est ainsi fondamentalement remis en cause. Il faut rappeler qu'un ouvrier travaillant jusqu'à 70 ans ne bénéficiera, selon les statistiques de l'Insee, que de quatre années de retraite, contre quinze pour une cadre supérieure. Comment tolérer un pareil traitement envers des salariés qui ont cotisé toute leur vie ? Les inégalités entre retraités se renforceraient, les plus pauvres des travailleurs profitant plus tardivement de leur retraite.

Cette résolution de la question des retraites est contraire au modèle social que je défends. L'argent existe pour financer les retraites. Ne vient-on pas de trouver 360 milliards pour sauver les marchés financiers et bancaires? Une revalorisation des salaires et une taxation forte des revenus de la finance permettraient de dégager les sommes nécessaires au maintien de notre système de retraite par répartition, fondé sur la solidarité entre les générations.

Je demande donc au Gouvernement de s'opposer à cet amendement lors de l'examen du projet de loi de finances pour la Sécurité sociale au Sénat et de renoncer à cette logique de cumul retraite-emploi, qui ne fait renforcer la précarité que refusent tous les salariés.

Francois Asensi, député-maire Communiste Unitaire de Tremblay-en-France (93)

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Le réseau "Sortir du nucléaire" accuse "Sciences et vie Junior" et "Image Doc" de tromper les jeunes au profit d'Areva

Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa colère après avoir découvert les numéros de novembre des publications "Sciences et Vie Junior" et "Image doc" qui, l’une comme l’autre, trompent les jeunes lecteurs au profit de la multinationale nucléaire Areva. Dans les deux cas, de véritables publicités, avec le logo d’Areva et des formules comme "Les activités d’Areva contribuent à répondre aux grand enjeux du XXIème siècle", sont présentées de façon à laisser croire qu’il s’agit d’articles de la rédaction.

La mention "publicité" ou "publi-reportage" ne figure pas, alors qu’il s’agit bien de publicités payées par Areva. A sa demande de droit de réponse, le Réseau "Sortir du nucléaire" s’est même entendu répondre par Images.doc que ce serait payant "puisque Areva a payé". Etrange conception de l’information pluraliste à laquelle devraient avoir droit les jeunes lecteurs.

Les deux magazines ont cosigné les publicités d’Areva, cautionnant donc le contenu et aggravant de fait la tromperie. "Sciences et Vie Junior" a été jusqu’à présenter ces publicités comme un "Jeu-concours". Dans les deux cas, le débat de société est évacué, aucune mention n’est faite des problèmes générés par l’industrie nucléaire et des oppositions qui existent partout où cette industrie est présente.

Quelques précisions :

"Sciences et Vie Junior" présente, avec la mention "Jeu-concours" au lieu de "publicité", trois encarts (quart de page) qui sont disposés au fil des pages, pour finir par une pleine page qui présente le "concours". Il est expliqué que dans le journal "se sont glissés trois petits articles sur Areva". Or, il s’agit bien de publicités, avec le logo d’Areva et des phrases comme : "Areva propose des solutions technologiques pour produire de l’énergie sans co2". Qui peut prétendre que ces extraits de la prose publicitaires habituelle d’Areva relèvent d’ "articles" ? Il est clair que le subterfuge du "Jeu-concours" peut tromper des jeunes… ce qui est de toute évidence le but recherché.

"Images doc" contient un quatre-pages central qui ressemble d’autant plus à un dossier "de la rédaction" qu’aucune mention ne signale qu’il s’agit d’une publicité. L’ensemble parait être de caractère "informatif"… mais omet totalement les problèmes liés à l’énergie nucléaire. Si les déchets radioactifs sont évoqués, c’est juste pour affirmer qu’ils sont "emballés dans des caissons en acier ou en béton". Parmi ces "informations", on trouve un encart titré "Qui est Areva ?" et qui apporte la réponse : "Une grande entreprise industrielle internationale qui propose des solutions pour produire de l’énergie sans CO2 et acheminer l’électricité en toute fiabilité." On est loin des informations équilibrées que les jeunes sont en droit d’attendre sur un tel sujet de société. La propagande d’Areva est insidieusement amenée avec la collaboration et la caution du magazine qui appose son logo.

Conclusion :

Le Réseau "Sortir du nucléaire" s’est toujours déclaré favorable à ce que la question du nucléaire soit étudiée par les jeunes, que ce soit dans le système scolaire ou dans des magazines. Encore faut-il que les arguments du débat de société soient présentés de façon équilibrée, ce qui n’est bien sûr pas le cas quand seuls les arguments pronucléaires sont présents, et encore moins lorsqu’il s’agit de publicités déguisées en articles ou en jeux.

Les manœuvres d’Areva, avec la complicité de "Sciences et Vie Junior" et "Image doc", sont d’autant plus choquantes qu’elles visent des jeunes qui n’ont pas forcément les moyens et l’expérience pour détecter la tromperie. De toute évidence, après les graves évènements du Tricastin, Areva tente par tous les moyens de redorer son image. Il est très inquiétant de voir des magazines réputés participer à de telles manœuvres.

(Source / auteur : Réseau sortir du nucléaire)

Posté par redacteurs à 07:54 - Anti-UMP - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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