La Gauche Verte !

Journal d'informations alternatives.

mercredi 9 septembre 2009

Israël ; Politique, corruption, prison

Ex ministres, président...corruption d’une grande partie de la classe politique israélienne Alors que le tribunal de Tel-Aviv a commencé les auditions des témoins dans le procès contre l’ancien président israélien Moshe Katzav accusé de viols et de harcèlements sexuels, l’ancien Premier ministre israélien Ehoud Olmert a été formellement inculpé, fin août, par le tribunal de Jérusalem pour trois affaires de corruption et de pots de vin, rapporte Yediot Aharonot. Par ailleurs, deux anciens ministres sont désormais derrière les barreaux depuis le 1er septembre. Accusés de corruption et de détournement d’argent, l’ancien ministre de l’Economie Abraham Hirchson purgera une peine de prison de cinq ans, et l’ancien ministre de la Santé et député du Shass (droite religieuse orientale) Shlomo Benizri y restera quatre ans. A son arrivée à la prison de Maasiyahu, Benizri a été accueilli par des dizaines de partisans, dont plusieurs leaders du Shas. Pour certains d’entre eux, la condamnation de Benizri relève tout simplement du racisme que continuent à subir les Juifs orientaux en Israël. [1] [1] voir aussi Frank Weil-Rabaud sur RFI Ehud Olmert, la chute d’un ancien Premier ministre Après des mois d’enquête, le procureur général d’Israël Menachem Mazuz a officiellement inculpé l’ancien Premier ministre Ehud Olmert pour corruption. Il est accusé d’avoir bénéficié de la générosité d’un homme d’affaires américain et d’avoir obtenu illégalement des remboursements de déplacements professionnels. Lors de sa nomination, il y a un peu plus de cinq ans, le procureur général Menachem Mazuz avait été présenté par les observateurs comme « un homme du système ». Alors que son mandat s’achève en janvier prochain, il est désormais, pour Aluf Benn, éditorialiste du quotidien israélien de gauche Haaretz, « le cauchemar des hommes politiques et des haut-fonctionnaires ». Avant Ehud Olmert, le magistrat avait déjà inculpé l’ancien président Moshé Katsav, l’ex-ministre de la Justice Haïm Ramon ainsi que l’ancien ministre des Finances Avraham Hirschson. L’actuel ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman pourrait venir s’ajouter à cette liste si la justice juge suffisantes les charges qui pèsent contre lui. Le cas d’Ehud Olmert reste néanmoins unique dans les annales judiciaires israéliennes. Aucun ancien Premier ministre n’avait été avant lui inculpé pour corruption. La décision de Menahem Mazuz constitue donc, après des années de procédures, une grande première. Mélange des genres Avocat de formation avant de se lancer dès 1973, dans une carrière politique qui le voit occuper successivement les fonctions de député, de maire de Jérusalem, puis de ministre et enfin de chef de gouvernement, Ehud Olmert n’a jamais caché sa proximité avec les milieux d’affaires israéliens et les plus fortunés des représentants de la diaspora juive principalement américaine. Au final c’est cette proximité, coupable selon ses détracteurs, qui lui vaut d’être aujourd’hui accusé de corruption. L’un des chefs d’inculpation concerne en effet quelque 600 000 dollars qu’Ehud Olmert aurait reçu, de manière directe ou indirecte, entre 1997 et 2005 de la part du philanthrope et homme d’affaires américain Morris Talansky. Patron d’une société d’investissements, le septuagénaire est devenu un des témoins de l’accusation après avoir été l’un des principaux financiers de l’ancien Premier ministre. Il avait ainsi fondé en 2001 avec Ehud Olmert, le nouveau fonds pour Jérusalem, une organisation caritative destiné à recueillir de l’argent pour financer des projets de la municipalité de la ville sainte alors dirigée par Ehud Olmert. Interrogé par la police en mai 2008, Morris Talansky avait alors dressé le portrait d’un Premier ministre « aimant les coûteux cigares et les stylos de luxe ». Il avait également souligné qu’Ehud Olmert lui avait dit avoir utilisé l’argent versé pour financer principalement ses campagnes électorales. La réalité si l’on en croit le dossier d’accusation est légèrement différente. Aussi moralement répréhensible puisse-t-elle apparaitre, cette affaire pèse en regard du dossier principal qui vaut à l’ancien Premier ministre ses ennuis judiciaires. Affaire baptisée « Rishon tours » du nom d’une agence de voyage. Entre 2002 et 2006, Ehud Olmert se serait fait rembourser deux ou trois fois certains des déplacements qu’il effectuait dans le cadre de ses fonctions ministérielles. Le dossier d’accusation chiffre à quelque 92 000 dollars le montant que l’ancien chef de gouvernement aurait ainsi détourné pour l’utiliser à des fins personnelles. Pour justifier ses dépenses fictives, Ehud Olmert et sa directrice de cabinet auraient demandé à l’agence de voyage d’émettre de fausses factures. Dernier volet de l’acte d’accusation, qui comporte 61 pages, un conflit d’intérêt du temps où Ehud Olmert était ministre de l’Industrie. L’affaire implique l’un des proches de l’ancien Premier ministre, l’avocat Uri Messer. Au total, Ehud Olmert devra donc répondre des charges de fraude, d’abus de confiance, d’enregistrement de faux documents et de dissimulation de revenus frauduleux. Pour la seule accusation de fraude, celui qui fut longtemps surnommé « Le prince du Likoud » risque jusqu’à cinq ans de prison ferme. La politique discréditée En ordonnant l’inculpation d’Ehud Olmert, le procureur de l’Etat contribuera peut-être à démentir l’idée largement répandue dans l’opinion publique israélienne selon laquelle les hommes politiques peuvent agir illégalement en toute impunité. En septembre 2007, un sondage réalisé auprès de jeunes israéliens indiquait ainsi que 82% d’entre eux estimaient que « la corruption et le piston sont érigés en système au détriment de la compétence et de l’effort ». Dans une autre affaire récente, et pour des faits bien plus graves, Menahem Mazuz a également envoyé un signal fort contre toute impunité pour les responsables israéliens. En mars 2009, il a officiellement inculpé l’ancien chef de l’Etat Moshe Katsav pour viol, harcèlement sexuel et entrave à la justice. Cette décision faisait suite à plusieurs plaintes déposées par d’anciennes collaboratrices du président. Le procès de Moshé Katsav doit s’ouvrir dans les prochaines semaines et il risque jusqu’à seize ans de prison. Nul doute qu’au cours de ce procès et de celui à venir d’Ehud Olmert, il se trouvera peu de leurs anciens collègues en politique pour leur apporter leur soutien. http://www.rfi.fr/actufr/articles/1... http://www.courrierinternational.co... Intro : CL, Afps

Posté par redacteurs à 07:54 - Dans le reste du monde... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Est-ce mieux ailleurs?

Il a été établi de source judicaire que FINAMA et GROUPAMA ont rendus des comptes falsifiés depuis 2005, trompant ainsi la confiance des marchés -et des actionnaires (en plus de violer les obligations de ces marchés régulés que sont la banque et l'assurance).

Par une saisie officielle chez la banque FINAMA, GROUPAMA a été pris sur le fait à pirater des logiciels pour une valeur de $200 millions.

La BEFTI (une brigade d'élite spécialisée dans la fraude informatique), chargée de l'enquête, a d'abord menacé la victime de la fraude afin de lui faire retirer sa plainte.

Le Procureur de la République ayant classé le dossier "sans suite", la victime a demandé copie du dossier d'enquête.

Quelle ne fut pas sa surprise de constater que la Police avait procédé à l'échange du constat d'huissier officiel par un constat d'huissier fourni par la partie mise en cause, efectué un mois après la saisie -et dans un établissement différent du lieu de l'infraction.

Ce second constat d'huissier, sans valeur officielle, établissait bien évidemment l'innocence de GROUPAMA.

En vertu du "SECRET BANCAIRE", GROUPAMA y demandait explicitement à la Police de limiter ses investigations à un établissement qui n'était pas celui de l'infraction officiellement constatée.

Après avoir formé un recours devant le Procureur Général de Paris, celui-ci expliquait qu'il n'y avait "pas d'infraction constatée" et que, donc, le classement sans suite était maintenu.

Outre la corruption des services de la Police, le fait que le Procureur Général ait couvert la falsification du dossier d'enquête en dit long sur le désir sincère du gouvernement de mettre un terme aux "dysfonctionnements" (malheureusement récurrents) de la justice en France.

Tous les détails ont été rendus publics (la réponse négative du Procureur Général, le dossier d'enquête de la BEFTI, ainsi que le constat d'huissier non-officiel de GROUPAMA):

http://remoteanything.com/archives/groupama.pdf

Posté par Pierre, dimanche 25 octobre 2009 à 17:23

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