La Gauche Verte !

Journal d'informations alternatives.

jeudi 23 juillet 2009

La mort – médiatique ? – du Parti socialiste

Est-ce le contrecoup de l’élection européenne, au cours de laquelle le Parti socialiste (186 députés, 20 présidents de région sur 22) n’a remporté que 16,48 % des voix, soit à peine plus que les écologistes (4 députés, zéro président de région) ? Est-ce le produit du « creux de l’été », occasion rêvée pour les opportunistes médiatiques d’occuper l’actualité en profitant de l’absence des vacanciers ? Est-ce enfin l’œuvre des amis de Nicolas Sarkozy qui cherchent à entretenir l’idée que toute opposition structurée est morte et que l’actuel chef de l’Etat resterait donc seul en scène ? Il y a sans doute un peu de tout cela à la fois dans le tintamarre de ces derniers jours sur le thème « Le Parti socialiste est mort mais il ne le sait pas encore ».

La plupart des dirigeants socialistes ou des intellectuels proches de ce parti qui disséminent une telle idée sont en effet en bons termes avec l’Elysée et avec les médias proches du pouvoir. Peu apprécié des militants socialistes, mais dorloté par la presse, M. Manuel Valls estime depuis plusieurs années que son parti doit changer de nom, se « blairiser » et récupérer ainsi nombre des idées de la droite française, dont le « libéralisme » musclé (discours sur la sécurité et remise en cause de certaines protections sociales, notamment le droit à la retraite).

En 2007, déjà, Bernard-Henri Lévy avait salué cette démarche dans un livre matraqué à l’époque par toute l’oligarchie médiatique : « Même si nombre de socialistes continuent de s’accrocher à leur socialisme comme un vieil acteur à un rôle de répertoire, les plus lucides d’entre eux – je pense au jeune député de l’Essonne, Manuel Valls – savent qu’il n’y aura pas de salut pour la gauche sans un acte de rupture qui la fera trancher dans le vif de son histoire, donc de son nom. »

Sans tarder, ledit député rédigea alors dans Les Echos la critique du « plaidoyer brillant » de l’essayiste, en omettant toutefois de préciser que son compliment faisait « écho », justement, à celui que l’auteur lui avait adressé. Loué soit le creux de l’été qui permet aux mêmes idées d’être recyclées, avec les mêmes acteurs, et néanmoins présentées comme inédites…

Le plus distrayant a sans doute été de découvrir, dans le Journal du dimanche du 19 juillet 2009, une manchette et deux pages consacrées aux déclarations de « BHL », comme si celles-ci présentaient quelque intérêt, voire nouveauté : « Valls a raison : il faut, de toute urgence, changer ce nom [de Parti socialiste]. » Publié par un hebdomadaire du groupe Lagardère et tapageusement orchestré par un journaliste sarkozyste (auteur l’année dernière d’un livre d’entretien avec M. Valls…), l’interview a-t-elle coïncidé par accident avec les desseins du pouvoir ? En tout cas, la répétition par des bons clients des médias de la prophétie relative à la mort prochaine du Parti socialiste ne doit pas gêner l’Elysée toujours en quête de ralliés éventuels. L’offensive estivale n’est apparemment pas terminée. M. Valls vient ainsi de publier une tribune dans le Financial Times. Les lecteurs du quotidien européen des affaires ont dû être épouvantés lorsqu’il leur a annoncé d’emblée : « le Parti socialiste est en danger de mort (1). »

L’ensemble de cet épisode démontre une fois de plus la capacité d’une poignée de personnes, secondées par les médias, à lancer des controverses, à les relayer, en somme à créer un climat. Cependant, si Bernard-Henri Lévy part en vacances, il est probable que la survie du PS sera garantie au moins jusqu’à cet automne…

(1) Manuel Valls, « France’s Socialist party must change or die », Financial Times, 21 juillet 2009.

Source : Le Monde Diplomatique

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mercredi 10 juin 2009

Recomposer et innover à gauche

Les résultats des élections européennes réservent toujours des surprises. Le cru 2009 y a pas échappé. Qu'en retirer à chaud ce matin ? L'abstention massive, en elle-même significative, invite à relativiser les résultats. Elle dit à quel point les forces politiques ont du pain sur la planche pour convaincre, notamment les catégories populaires et les jeunes. Je l'ai dit sur ce blog, je crois que l'abstention relève davantage d'un acte raisonné de mécontement que d'un désintérêt politique. L'abstention est en soi une manifestation critique à l'égard du politique. A gauche, le PS confirme son décrochage avec les vaincus du système et prend de plus en plus le chemin qu'a connu la SFIO. Le vote pour Europe Ecologie a avant tout mordu chez les jeunes diplômés des grandes villes. Avec un ancrage plus populaire, le Front de gauche et le NPA n'ont réussi à mobiliser que 4,6% des inscrits. Du coup, au total, le résultat de ces élections paraît décalé au regard des nombreuses luttes sociales qui émaillent notre quotidien. Alors que les mobilisations portent une critique radicale et populaire de la politique du gouvernement et du néolibéralisme, l'UMP sort en tête de ce scrutin ! C'est le signe que quelque chose ne tourne pas rond, que la gauche n'est décidément pas en situation d'offrir une perspective sérieuse de transformation sociale et écologique.2- La droite sort vainqueur en France et à l'échelle européenne. Sa percée est notable : c'est déprimant. Alors que la crise du capitalisme et les combats sociaux devraient donner du mordant et du souffle à gauche, celle-ci reste en panne. La droite confirmée aux manettes de l'Union et Nicolas Sarkozy conforté en France, ce sont des reculs sociaux en préparation et des difficultés à gagner supplémentaires pour le mouvement social. Extrêmement préoccupant.3- Ceci étant, je trouve étonnant que ne soit pas plus souligné le fait que la majorité gouvernementale n';a pas une assise sérieuse. Attention aux effets d'optique. Ce bloc de droite (sans le FN) n'a jamais fait un score aussi mauvais aux européennes. L'UMP ne rassemble qu'un tiers des votants. Et elle n'a pas de réserves ailleurs, et sans doute fort peu aussi parmi les abstentionnistes. Le total des voix de gauche est bien supérieur. Qu'on se le dise. Dans la gauche radicale, la division n'a une nouvelle fois pas permis de créer une dynamique suffisante. L'éparpillement du score (6,05 + 4,88) ne lui permet pas d'apparaître commme une force politique de premier plan. Et la surprise s'est trouvée ailleurs, dans le rassemblement des écolos. L'arrivée en tête du Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire autour de Christian Picquet ex-NPA) est le signe que l'aspiraiton à l'unité reste bien vivace. Même si elle fut imparfaite, notamment parce que le NPA lui a tourné le dos, l'unité revendiquée du Front de Gauche m'apparaît comme l'une des raisons majeures du renversement du rapport de force. En début de campagne, le NPA cristallisait entre 9 et 12% des intentions de vote quand le FG stagnait à 3 ou 4%. La dynamique unitaire et la pugnacité de Mélenchon ont permis de renverser la donne et d'obtenir ainsi 5 sièges de députés européens (soit 2 de plus par rapports aux élus sortants du PCF). J'ajoute que la posture d'extériorité à cette élection et au champ proprement politique adoptée par le NPA n'a pas produit les effets positifs escomptés - mais, pour faire court, peut-on mobiliser son électorat en lui expliquant que la solution réside dans les luttes sociales - et uniquement là - et que les eurodéputés ne servent que de porte-voix à celles-ci ? Il n'en reste pas moins que l'abstention des jeunes et des catégories populaires a évidemment rejailli sur le vote NPA. Et que le NPA, même s'il n'a obtenu aucun élu, fait plus que l'ex-LCR. Bref ! Tant mieux si le Front de Gauche décide de poursuivre et de s'élargir. Par exemple, changera-t-il d'attitude vis-à-vis de la Fédération (à laquelle j'appartiens et qui se réunit ce week-end pour discuter des choix à venir) ? Rappelons qu'elle n'était pas la bienvenue dans cette campagne, n'ayant même pas eu droit à une réunion de discussion car le PCF avait mis son veto - querelles de clochers, quand tu nous tiens. Surtout, quels moyens se donnera-t-il pour un élargissement plus significatif, à l'égard de forces organisées et inorganisées ? Et au service de quelle stratégie politique à venir ? L'union de toute la gauche, telle que certains en son sein le suggèrent, ou l'unité de la gauche de transformation sociale et écologique ? C'est pas la même. Quant au NPA, va-t-il se refermer plus encore ou réviser sa stratégie solitaire ?5- Je crois plus que jamais à la nécessité pour la gauche radicale de se rénover, sur le fond et sur la forme, et de fédérer toutes les énergies (et pas seulement les organisations politiques) qui se revendiquent d'une gauche digne de ce nom. Les deux démarches me paraissent indispensables. Les listes Europe Ecologie n'ont-elles pas en partie tiré leur succès d'une image d'unité et de novation ?  Il n'est pas sûr du tout que leur réussite aux européennes les propulse comme force politique structurante durable à gauche. Leur coeur de projet, c'est de répondre aux urgences écologiques : tel est l'axe de rassemblement. Cet enjeu est fondamental mais c'est un projet plus global dont nous avons besoin, mettant radicalement en cause le néolibéralisme. Encore faut-il, de ce côté-là, celui de la gauche de transformation, sortir des vieilles querelles et des routines.

Clémentine Autain

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mardi 26 mai 2009

Francis Wurtz : « Plus que jamais, il est légitime de remettre en cause le modèle européen »

A la veille des élections européennes, Francis Wurtz, président du groupe de la Gauche unitaire européenne livre ses points de vue sur le Parlement européen, ses atouts, ses limites, ses échecs. Il s’attarde sur les divisions de la gauche de gauche, le refus d’union du NPA, le poids du nombre de députés dans la GUE et donc, l’importance de ces élections pour l’avenir des citoyens européens. Entretien.

Francis Wurtz est député communiste au parlement européen depuis 1979. Il préside le groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE).

Vous êtes député européen depuis 1979, et avez fait le choix de ne pas vous représenter aux prochaines élections. En trente ans, comment avez-vous vu évoluer le Parlement européen ? Francis Wurtz. C’est une institution unique au monde, que j’ai eu la chance de voir grandir et se métamorphoser. En 1979, après la première élection au suffrage universel, c’était un forum sympathique. C’est devenu une assemblée législative. Cette seule évolution est considérable mais elle est pourtant complètement sous-estimée et méconnue. D’autre part, on est passé de 9 à 27 pays, on a triplé la représentation. L’Union européenne représente aujourd’hui un demi-milliard de citoyens ! Nombre de chefs d’Etat du monde ont à cœur de s’exprimer devant le Parlement européen. Le mouvement syndical y vient pour défendre les intérêts des salariés, de même que le mouvement associatif. Les lobbies aussi y sont actifs, ce qui prouve d’ailleurs que, eux, ne sous-estiment pas l’importance du Parlement européen.

Etes-vous agacé par cette méconnaissance des citoyens et le désintérêt des partis politiques, voire des parlementaires européens eux-mêmes ? F.W. Beaucoup de parlementaires européens s’investissent dans un travail non visible, politiquement ingrat, parce qu’on travaille nécessairement sur des dossiers complexes. Cela dit, la vie politique est souvent très superficielle. Les médias portent une responsabilité lourde à cet égard, car ils privilégient le spectaculaire à l’essentiel, en prétextant que les enjeux de fond n’intéressent pas les gens. Ce à quoi j’oppose un démenti formel, comme nous l’a montré la campagne de 2005 sur le Traité constitutionnel européen. A partir du moment où l’on informe les citoyens et que l’on fait le lien entre leur vie, leurs aspirations et la dimension européenne de ces enjeux, on peut susciter chez eux une très grande capacité à investir sur ces terrains réputés inaccessibles. On annonce, une fois de plus, un taux d’abstention important aux élections européennes. Je l’explique par une triple responsabilité. Celle des grands médias qui ne favorisent pas l’implication des citoyens. Celle des parlementaires européens qui n’ont pas le courage de contester les politiques de l’Union. Si le Parlement européen apparaissait comme un lieu de résistance et de contre-attaque, le désamour de l’Europe serait moins fort. Plus généralement, la responsabilité essentielle de cette désaffection incombe à tous ceux qui élaborent l’actuelle politique européenne et tout particulièrement les concepteurs des traités. Car ils y ont inscrit le modèle de société néolibéral de façon contraignante. Les citoyens ont beau changer de gouvernement, la politique européenne néolibérale avec toutes ses implications nationales continue comme si de rien n’était. Ce qui est un ferment de crise politique majeure, qui ne fait que s’exarcerber.

D’autant plus que ce modèle néolibéral européen est fortement remis en cause… F.W. Oui. Il a été remis en cause par les trois « non », en France, aux Pays-Bas et en Irlande. Il l’a été par la forte mobilisation européenne contre la directive Bolkestein, par la levée de boucliers des syndicats contre les arrêts Viking, Vaxholm et Rüffert de la Cour européenne de justice (CEJ) qui ont légitimé le dumping social et ont remis en cause des droits syndicaux (1). Il a été remis en cause indirectement par la grève emblématique de Dacia en Roumanie contre l’Europe low cost. La crise actuelle éclaire dramatiquement le fiasco de ce modèle libéral. Plus un pays membre s’est enfoncé dans la logique libérale, plus il est aujourd’hui au fond du gouffre : l’Irlande, la Grande-Bretagne, l’Espagne, nombre de pays d’Europe centrale… Plus que jamais, il apparaît légitime de remettre en cause ce modèle. C’est tout l’enjeu de ces élections.

Vous présidez depuis 1990 le groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE-NGL). A-t-il été difficile de maintenir un équilibre entre les différentes ses composantes ? F.W. Tout d’abord, nous avons adopté un mode de fonctionnement spécifique : nous sommes un groupe confédéral, c’est-à-dire que la souveraineté politique est reconnue à chaque délégation nationale. Il y a donc une liberté de vote, contrairement à d’autres groupes parlementaires. En même temps, il n’était pas question pour nous d’être un simple groupe technique. Notre groupe veut se forger en permanence une identité clairement de gauche. A nos yeux, la ligne de démarcation doit passer, au Parlement européen non pas entre fédéralistes et non fédéralistes, mais entre partisans du modèle libéral dans les traités et partisans d’une rupture de gauche avec ce modèle. Nous avons au sein de la GUE de très larges convergences sur des points aussi variés que les questions sociales, écologiques, celles des droits, sur les questions de solidarité avec les migrants, avec les pays du Sud, sur la démilitarisation des relations internationales. Et sur la question absolument stratégique des traités, il y a unanimité des dix-sept délégations qui composent notre groupe. Donc je pense qu’on peut parler réellement d’une identité de la GUE.

La GUE est un groupe minoritaire au Parlement européen. Est-il néanmoins possible de peser sur certains dossiers ? F.W. On ne peut pas négliger le poids du nombre, sinon on ne demanderait pas aux électeurs de nous accorder davantage de voix. Avoir 41 parlementaires sur 750, c’est un handicap. Cela dit, nous ne sommes pas prisonniers du nombre, du fait de notre lien avec le mouvement social. C’est sans doute notre caractéristique majeure : nous travaillons en permanence avec les acteurs syndicaux, le mouvement associatif, ou encore les élus locaux. Cela nous aide énormément. Concrètement, quand il y a une mobilisation sur une question à dimension européenne et que nous avons un lien étroit avec ce mouvement, comme par hasard, sinon la totalité des 31 députés socialistes français – c’est déjà arrivé –, du moins une bonne partie d’entre eux votent avec nous et contre leur groupe. La qualité des liens que nous entretenons avec les acteurs des mouvements sociaux est la clef de cette correction partielle du déséquilibre politique. Mais le problème du déséquilibre politique reste, et parfois les liens avec le mouvement social ne suffisent pas. On l’a vu avec la « Directive de la honte » : on a travaillé avec les associations de défense des migrants, on a invité les socialistes pour les mettre face à leur responsabilité. Mais les pressions des partis socialistes au pouvoir dans les Etats membres sur « leurs » parlementaires ont été déterminantes pour les obliger à voter la directive « Retour ». Quelques rares députés européens socialistes ont voté en fonction de leurs convictions, avec nous et donc explicitement contre leur gouvernement. Ils se sont fait sévèrement rappeler à l’ordre.

Quel est votre sentiment sur la campagne actuelle en France, en particulier celle menée par le Front de gauche, à laquelle vous participez ? Comment jugez-vous l’échec d’un accord avec le NPA ? F.W. Le refus de la direction du NPA est un acte politique extrêmement grave et je pense que les citoyens qui partagent cette idée doivent le signifier. Il faut punir les diviseurs et il faut soutenir les rassembleurs. Il n’y a aucune excuse valable puisque les élections européennes permettent à des sensibilités très diverses d’être présentes sur une même liste. Elles permettent de se mettre d’accord sur l’essentiel, tout en respectant les différences. C’est vrai au sein du Front de gauche où il y a des différences, entre nous et le PG, comme il y en a avec l’ancienne minorité de la LCR, devenue la Gauche unitaire, qui nous a rejoints. Le Front de gauche est un début de rassemblement très prometteur. Ce n’est pas banal d’avoir rempli le 8 mars un Zénith de 6 000 places, trois mois avant le scrutin. C’est sans précédent pour une campagne européenne et sans équivalent dans la campagne actuelle, en comparaison des autres forces politiques. Surtout que certaines, y compris le NPA, n’ont même pas commencé la campagne, ce qui en dit long sur leur conception de cette élection. Et alors même que la crise du modèle libéral européen justifierait l’implication encore plus forte des forces de gauche antilibérales.

Surtout que tous les membres de cette gauche antilibérale ont vocation à siéger dans la GUE... F.W. Oui. La LCR y était en 1999. Alain Krivine ne critiquait pas le groupe et Olivier Besancenot était son collaborateur. Si le NPA avait des élus, ils ne pourraient pas siéger ailleurs que dans la GUE. Alors pourquoi se diviser ?

N’y a-t-il pas eu, à un moment, dans la constitution de ce Front de gauche, le risque de recréer uniquement le front du « non » au TCE, sans aller au-delà ? F.W. Ceux qui ont pu voter « oui » en 2005 ne doivent pas, pour autant, être rejetés en 2009. Il faut évidemment évoquer l’expérience de 2005 parce qu’elle est extrêmement structurante et, hélas, les faits nous donnent dramatiquement raison. Mais 2009 n’est pas 2005. Jamais depuis le début de la construction européenne, son leadership sûr de lui et dominateur n’a été aussi ébranlé. Jamais les conditions politiques n’ont été aussi favorables à l’émergence d’options alternatives. Cette situation-là est aujourd’hui complètement nouvelle.

Justement, vous évoquez des options alternatives. Quels sont les grands chantiers qu’il faudrait ouvrir ? F.W. Il n’est pas forcément indiqué de verser au débat un contre-projet entièrement ficelé. Ce qui est important, c’est d’avancer des idées dont le mouvement social puisse se saisir. Je pense à des axes en rupture claire avec les orientations actuelles. Prenons un exemple, celui du crédit dont la crise vient de relever l’importance. Nous défendons l’idée du crédit sélectif, c’est-à-dire de proposer des conditions d’accès au crédit très favorables dès lors qu’il s’agit d’investissements créateurs d’emplois, avec évidemment un contrôle démocratique et social et, au contraire, d’imposer des conditions extrêmement dissuasives quand il s’agit de financer des opérations spéculatives. Voilà typiquement un domaine dans lequel on peut mettre nos adversaires sur la défensive. Je pense également à des droits nouveaux pour les comités d’entreprise : l’accès aux informations stratégiques des entreprises et un droit de suspension de tout plan de restructuration pour pouvoir mener des contre-expertises. Il s’agit d’introduire de la citoyenneté, d’ouvrir le monde de l’économie à la démocratie. Toutes ces propositions sont concrètes, tangibles, saisissables par le mouvement social et potentiellement révolutionnaires. Enfin, un dernier exemple, le rôle de l’Union dans le monde. Prenons le G20 : quel rôle spécifique et majeur a joué l’Union européenne dans ce sommet ? De même, les pays membres de l’UE ont beaucoup plus de voix au FMI que les Etats-Unis. Mais qu’est-ce qu’ils en font ? A quel moment les pays de l’UE ont-ils usé leur marge de manœuvre pour tenter de faire entendre une autre voix ? Jamais. A l’OMC, à quel moment l’UE a-t-elle tenté, à travers ses pays membres et ses alliés naturels dans les pays du Sud, de dire que les politiques menées n’étaient plus acceptables ? Jamais. Au contraire, l’Union, loin d’user de son poids pour faire émerger d’autres règles, est un acteur actif en faveur de ce modèle libéral. Donc, que ce soit sur le plan économique et social, sur la démocratie, sur la question écologique ou encore sur le rôle dans le monde, il y a une maturation des contradictions entre les exigences majoritaires dans la population européenne et les orientations actuelles. Cela ne s’est jamais produit de façon aussi patente. Il faut s’en saisir, c’est le moment.

Propos recueillis par Emmanuelle Cosse

1. Ces arrêts ont annulé des mesures nationales instaurant des salaires minimum et condamné des actions syndicales qui demandaient l’application de conventions collectives. La CJE a estimé que le droit communautaire interdit toute mesure « susceptible de rendre moins attrayantes » les conditions faites à une entreprise d’un autre Etat membre au nom de la « libre prestation des services ».

Paru dans Regards, n°62, mai-juin 2009

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samedi 4 avril 2009

Européennes : le choix des Alternatifs

Le samedi 28 mars, les Alternatifs ont décidé de ne pas participer à aucune liste aux élections européennes en raison de l'impossibilité de réaliser un front large de la gauche anticapitaliste/antilibérale. Ce choix est intervenu après plusieurs semaines de rencontres avec les partenaires de notre mouvement, le NPA d'une part, le Parti de Gauche puis le Front de Gauche d'autre part. Deux consultations des adhérent-e-s ont permis une prise de décision collective après un débat large au sein du mouvement. Les termes de ce débat renvoient à des aspirations et préoccupations qui dépassent très largement les rangs des Alternatifs.

Première remarque : les discussions avec nos partenaires politiques ont manifesté des convergences importantes sur les contenus d'une campagne commune, tant en terme de réponse aux exigences sociales, écologiques, démocratique de la période, que de propositions pour une alternative au niveau européen.

Par ailleurs, les propositions faites aux Alternatifs en terme de composition des listes comme de conduite de la campagne témoignaient de la considération portée à la présence de notre organisation.

Ces éléments nous conduisent à souhaiter faire perdurer, et aboutir dans l'avenir, la démarche de rassemblement qui n'a pu se réaliser aujourd'hui. Nous souhaitons notamment que l'université d'été des Alternatifs soit l'occasion d'échanges publics avec les autres organisations politiques du camp anticapitaliste/antilibéral.

Pour revenir au débat, celui ci s'est organisé autour de trois positions.

La première (position A), considérant la nécessité première d'une présence unitaire des antilibéraux aux élections européennes, analysait la constitution du Front de Gauche autour du PCF et du PG, comme l'ébauche d'un cadre unitaire conséquent et pouvant s'ouvrir, la participation des Alternatifs à ce Front partiel pouvant en accroitre la dynamique. A contrario,l'attitude du NPA, quelle que puisse être la légitimité de sa méfiance à l'encontre de possibles renversements tactiques aux régionales, constituait un facteur de blocage du processus unitaire au nom d'une volonté hégémoniste.

La seconde (position B), partant de l'analyse d'un nouveau cycle de mobilisations sociales et de radicalisation politique, faisait le pari d'une inscription dans cette situation nouvelle sur la base d'un partenariat avec le NPA, en prenant notamment acte de la possibilité d'une campagne rouge et verte, le Front de Gauche n'étant pas considéré comme en capacité de capter et exprimer la radicalisation sociale et politique et restant marqué par l'attitude ambigüe de certains de ses secteurs vis à vis du PS.

La troisième (position C) donnait la priorité à une construction unitaire d'ensemble, non réalisée à ce stade, insistait sur la nécessité de ne pas subordonner des éléments fondamentaux du projet écolo-alternatif aux alliances avec le Front de Gauche et le NPA, et insistait sur le risque de tensions fortes au sein de la Fédération des gauches alternatives en cas de participation des Alternatifs à une alliance partielle.

Un premier vote des adhérent-e-s, conclu le 22 mars, placait la position C légèrement en tête (35%), les positions A (30%) et B (31%) arrivant presque à égalité. Un second vote devant permettre de trancher entre les positions B et C a vu le débat se polariser davantage sur la présence des Alternatifs dans la bataille politique pour les élections européennes. Il s'est conclu, le 28 mars, par l'adoption de la position C (55%), la position B obtenant 41% des suffrages.

Chacun-e peut constater que la bataille pour l'unité des anticapitalistes/antilibéraux, si elle interpelle des secteurs militants large, n'est pas perçue à une échelle de masse dans une conjoncture marquée par la dureté de la crise, l'aiguisement des conflits sociaux, et la tentation manipulatrice, répressive et autoritaire du sarkozysme. Elle n'en reste pas moins moins un axe fort de la démarche des Alternatifs. Elle doit être : - large, par la convergence des organisations anticapitalistes, antilibérales, écologistes radicales, et par l'articulation de ce front avec diverses formes d'auto-organisation sociale et politique; - productrice de projet et d'alternatives concrètes, pour passer de la révolte à l'Alternative sociale, écologiste, autogestionnaire, féministe; - durable, pour combattre la droite, casser l'hégémonie du PS à gauche, être utile aux mobilisations. Le chemin est, décidément, long, le combat continue.

Jean-Jacques Boislaroussie

http://www.alternatifs.org

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vendredi 3 avril 2009

Appel Européennes : Le boycott est l’arme de la démocratie directe !

Appel Européennes : Le boycott est l’arme de la démocratie directe !


http://www.digitmaking.com/guy_dutron/guy_dutron/Bienvenue.html

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samedi 28 mars 2009

NPA BLAH BLAH …

--> Lettre ouverte aux ''CAMARADES (sic)'' du Nouveau Parti Anti-truc-machin-chose

Cela faisait longtemps que je voulais agir … Alors en octobre 2008, j'ai rejoins le NPA. Après tout, ça n'est pas en restant isolé que l'on peut agir sur le monde. Donc, histoire de prendre le risque de rencontrer des sœurs et des frères, qui comme moi, auraient envie d'en découdre avec le « grand merdier », je me suis rendu au comité Pau Béarn. Constitué à partir de la LCR, j'ai constaté plusieurs contradictions au sein du NPA, liées (à mon avis) à la « population LCR » principalement composée d'enseignants du secondaire/supérieure et de syndicalistes, comme aux mimétismes de la « société raciste ».



Le NPA est une organisation nouvelle qui attire beaucoup d'individus voulant comme moi en découdre avec le système mais qui n'ont jamais fait partie d'aucune organisation dite politique. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui ont bien envie de se barrer du NPA, car au NPA on ne réfléchie pas sur le monde, son devenir et les solutions non capitalistes qui existent déjà en France comme ailleurs, non au NPA on perd son temps, au NPA nous réagissons à l'actualité, un massacre de plus en Palestine et c'est parti, tracts, communiqués, manifs. Et après ? Après ! Rien c'est la grève en Guadeloupe alors on laisse tomber la Palestine et on passe aux Antilles, tracts, communiqués, manifs. Et après ? Après ! Rien, c'est les européennnes, alors on laisse tomber la Guadeloupe et on passe aux européennes … etc, etc,etc. Pour ce qui est de l'organisation en elle-même, la culture LCR est vraiment pesante, ces enseignants-fonctionnaires sont anticapitalistes certes, mais pas anticapitalisme, car au NPA on veut bien virer les banquiers et les patrons (les capitalistes), mais au final on est d'accord pour obliger les individus à aller bosser, on veut bien faire de l'écologie mais on ne ferme pas une centrale nucléaire si ça « crée » (ce mot est tout religieux) 200 emplois. Au NPA, la majorité LCR ne remet pas en cause l'ordre hiérarchique, on change rien, le travail reste sacré, l'état on n'y touche pas, n'oublions pas qu'il s'agit de leur gagne pain ... La ligne du mouvement est autoritaire, du fait que l'organisation s'est doté de délégués de comités qui ont élus eux-mêmes un CPN, comité politique national (le 'national' reste en travers la gorge), qui lui-même a élu un exécutif avec des portes paroles, le CPN prend ses décisions dans l'urgence (bien entendu), d'où pas de réels débats avec la base, comme cela a été le cas pour les européennes où les « nouveaux dirigeants » nous ont fait parvenir ce message :
« Cher-e-s camarades,
Le CPN a pris une série de décisions, conformément aux mandats de congrès. Vous recevrez dans les meilleurs délais les motions adoptées. Mais nous tenions à vous informer rapidement de la décision concernant les élections européennes, prise à une très large majorité. Nous avons adopté une motion qui complète celle du congrès et qui fait le bilan des contacts unitaires divers (cf ci joint). Par ailleurs, compte tenu des contraintes de calendrier, nous avons désigné les têtes de liste aux élections européennes : celles-ci se dérouleront dans 13 semaines. Il aurait sans doute été judicieux et utile de pouvoir faire des navettes entre exécutif et CPN, entre CPN et comités pour pouvoir décider. Mais cette procédure prend du temps et il nous est compté. Il y a des délais pour l'impression du matériel, il y a besoin de temps pour faire véritablement campagne. ».

Franchement ! Les européennes, on s'en fout, le parlement européen est une institution fantoche qui n'a comme but que le contrôle de la contestation au sein de l'Europe et de nourrir (corrompre) les « élites » des partis et des organisations contestataires, tout en donnant le change illusoire de la démocratie. Au NPA, on fait du mimétisme, on joue aux révolutionnaires car se définir anticapitaliste c'est déjà et toujours être hors la loi. Hors ces enseignants et syndicalistes sont de mauvaise foi, ils ne sont pas révolutionnaires, ils sont agents d'état et on ne devient pas agent d'état sans le vouloir et l'état est tout sauf anticapitaliste, l'état c'est le parti politique de l'aristocratie capitaliste. Enfin le plus détestable au NPA, c'est bien la médiocrité intellectuelle, entre les séances dites plénière où les débats mènent toujours à des décisions arrêtées et définitives, le sectarisme de jeunes issus de la LCR,  endoctrinés au trotskisme, leur dieu ! Et ça cause la CRISE, alors qu'il n'y a pas de crise il n'y a que la victoire du capitalisme. Et puis au NPA on aime les médias, alors ça discute 2 heures pour savoir qui, au sein du comité, va approcher les journalistes pour avoir leurs faveurs. C'est dingue, au lieu de réfléchir à comment développer nos propres organes de propagande, on en est réduit à prier les médias de nous entendre et de nous faire de la place dans leur colonne, mais à qui appartiennent les médias si ce n'est aux capitalistes, non non croyez-moi la révolution se fera pas au NPA, au NPA il n'y a que le mimétisme romantique de fonctionnarisés, cette main gauche de l'état jalouse de la main droite … Le NPA ne sera jamais autre chose qu'une LCR bis, un autre PCF voir un nouveau PS.


Pour info à mes « camarades » (sic) du NPA, … voici ce que je pense du capitalisme

Le capitalisme est une organisation de la société qui, comme toute autre, a besoin de justifications pour asseoir son monopole, pour beaucoup, il s'agit de la « propriété privée », comme le pense un syndicaliste du NPA Pau Béarn. Est-ce vrai ? La propriété privée est (encore à mon avis) un des buts du capitalisme et on pourrait même dire que ce but est le « monopole » de la propriété privée. Le capitalisme, c'est la « nouvelle » justification de «l'ordre hiérarchique» quand la religion a été repoussée en dehors de la sphère publique. La religion était la justification de l'ancien régime, le capitalisme est la justification du nouveau régime. Le capitalisme, ce n'est pas qu'une bande de salopard en costard qui empêcheraient les autres individus d'exister libres, non le capitalisme c'est déjà et toujours une organisation qui justifie la hiérarchie dans la société. Il désigne les forts et les faibles au nom d'une religiosité scientifique toute darwinienne, à tort ou à raison, mais surtout, le capitalisme est une religion dont les outils sont principalement (la liste n'est sûrement pas exhaustive): l'école, le travail, la patrie, le contrôle de la rumeur, la violence légitime...

L'école.

L'école est ce qui sert à formater les cerveaux à accepter l'ordre hiérarchisé. D'ailleurs l'école n'instruit pas, sauf si cela est nécessaire au régime, L'école est le lieu de la violence qu'on appelle éducation et l'éducation sera toujours un dressage. L'éducation capitaliste n'a qu'un but, celui de destiné l'enfant au travail. Sa pédagogie passe encore et toujours par la peur et l'exclusion. L'école ne requiert pas l'intelligence, elle demande de restituer ce qui a été prescrit. Vous avez remarqué ? A l'école on enseigne une leçon, on évalue l'élève et on lui donne une note. Et après ? Après ? rien, on passe à la leçon suivante. Le but de l'éducation capitaliste n'est pas d'instruire ni de faire progresser, le but est de définir un ordre social, il y a les bons, les médiocres et les mauvais.  L'école est le temple sacré de l'académisme, celui-là même qui enterra les lumières, l'académisme est ce par quoi on désigne la culture de l'élite (bourgeois, noblesse d'état et aristocratie capitaliste), c'est Pierre Bourdieu qui parlait de la symbolique, ce bagage familiale qui est un avantage à l'école si l'on est enfant de l'élite. A l'école, on apprend la culture et les rites de l'élite, on apprend à se défier de soi, de son milieu si l'on n'est pas enfant de bourgeois. L'école capitaliste glorifie la culture bourgeoise et méprise les autres, il s'agit des prémices racistes de la société capitaliste. Au final, le racisme, ça s'apprend à l'école !

Le travail (réflexion catholique :"nous sommes condamnés à vivre et nous sommes condamnés à travailler pour vivre")

Le travail est le moyen d'emprisonner les êtres, car « il faut travailler pour bouffer » comme on entend souvent dire, il est la condition même du capitalisme (lire comité Krisis « Manifeste contre le travail), perdre son temps contre de l'argent, lequel servira à renouveler sa force de travail, mais plus le temps passe et plus la force nous fait défaut. Le travail occupe notre temps et nous prive de notre liberté comme de notre pensée. Le travail est cela par quoi l'individu est défini, si il n'a pas de travail, il n'existe pas. Et cela va plus loin encore, le travail est sacré et obligatoire et il se fait sous la menace, c'est pour ça qu'à chaque saison froide les lampistes des médias font la chasse aux cadavres de clodos, pour rappeler a chacun s'il en était besoin que le travail est la raison même de notre société et que celui qui s'y soustrait pour une raison ou une autre sera mis à mort (à lire à ce sujet, le pamphlet de Patrick Declerck « Le sang nouveau est arrivé » Folio, 4€80).

la patrie (ou la nation).

La nation est une prison où le capitalisme enferme les hommes pour mieux les contrôler, en produisant un sentiment imaginaire d'une appartenance à un grand tout. elle produit la peur et le racisme. La nation est le lieu de domination des êtres, elle s'impose à eux et l'état est l'outil d'administration de ce parc humain. Les patries séparent les êtres au nom de différences microscopiques, voir imaginaires. Croyez-vous vraiment que les gaulois soient nos ancêtres ?
La patrie/nation est ce qui définit l'ensemble appelé « société », par le milieu intérieur qu'elle éclaire et le milieu extérieur qu'elle rend opaque. Les êtres occupés par le travail sont de fait ignorants de l'extérieur et s'en remettent aux dirigeants, la noblesse d'état, pour les protéger de fantasmagoriques dangers qu'énonce cette même noblesse. Le capitalisme ne connaît pas de frontières, mais il en impose aux individus. La nation, c'est ta prison !

le contrôle de la production de la rumeur.

Désormais, partout il y a une télé, une radio ou un journal, partout nous sommes gavés d'actualités qui s'imposent à nous. Avant on ne disait pas actualité, on disait information, et avant on disait propagande, et encore avant on disait … on disait la rumeur. La rumeur, ces nouvelles que les individus se transmettaient par leurs réseaux. Dans la société capitaliste la rumeur est aux mains d'un monopole qu'on appelle les médias, la rumeur est contrôlée et produite par eux et elle s'impose comme vérité objective et absolue. Mais qu'est-ce que la vérité si ce n'est la déformation de la réalité ? La rumeur n'est plus la conséquence du lien social, mais le moyen d'isoler les individus les uns des autres. Elle est devenue un divertissement tout en conservant sa propriété intrinsèque première, la déformation de la réalité. La rumeur médiatique, on peut dire la rumeur capitaliste, fait diversion grâce aux actualités, ces nouvelles qui ne dureront qu'un temps très court et seront parfaitement inutiles. La rumeur capitaliste est un temple sacré où la religiosité est de mise, des prêtes y officient, ce sont les animateur-journalistes, ils se font juges de tout et imposent une morale capitaliste et bourgeoise aux individus comme aux politiques (au NPA comme ailleurs) et pour ça ils ont développé un langage technocratique particulier, qui s'est répandu dans tous les champs de la société, c'est la L.Q.R, lingua quintae respublicae (lire Eric Hazan « LA LQR – La propagande du quotidien » Raison d'agir – 6€). Les médias seraient dit-on le lieu d'accès aux savoirs, à la réflexion, aux idées et à la connaissance, moi, je n'ai jamais vu de téléspectateur avoir le prix « Nobel », et même j'ai bien remarqué que les téléspectateurs forcenés, les téléphages, sont plus souvent des êtres dotés de peu d'érudition. Ce qui m'amène à dire que 100% des cons regardent la télé !

la violence légitime.

Quand on dit violence légitime, on pense tout de suite à la police, ces mercenaires qui œuvrent contre le peuple, pour faire respecter la morale de l'état, le parti politique de l'aristocratie capitaliste. Pour beaucoup, la police est nécessaire car elle nous protège les uns des autres. C'est simplement faux, l'existence de la police est la condition première de l'insécurité, car sans la police les salopards en costard seraient déjà morts, car sans la police nous serions armés, organisés et prêts à nous défendre. Et c'est bien parce que nous sommes désarmés que nous sommes obligés de faire appel à ces mercenaires. La police protège l'élite minoritaire de la rébellion et lui permet de faire perdurer son ordre raciste. Un flic, c'est un être qui n'a pas conscience de ce qu'est la liberté, mais encore, c'est un être qui s'est perdu dans le désespoir et le renoncement. S'il n'y avait ni matons ni flics, il n'y aurait pas de prisons !

Mis en ligne par Yoj, l'En Dehors

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vendredi 13 février 2009

"Gauche radicale" : Discussions et régressions

Quiconque s’est intéressé aux années 60 et 70 (ou a milité durant cette période) sait que la discussion et la polémique faisaient rage entre les militants, et n’empêchaient pas la solidarité face à la répression. Cependant, les souvenirs et les traditions de cette période-là ont été en grande partie effacés et remplacés par le sectarisme et le repli sur soi, mais aussi par un fossé plus grand entre les tendances de l’extrême gauche « extraparlementaire » (devenue, depuis, municipale et parlementaire, et ceci à l’échelle non seulement française mais aussi européenne) et les courants anarchistes ou spontanéistes les plus radicaux.

D’autre part, suite à la grande explosion de « la parole » en Mai 68, à la contestation systématique et parfois brouillonne du pouvoir des détenteurs du savoir et de l’expertise, les idéologues de la classe dominante ont cherché à reprendre la main. À cette fin, ils ont su développer et mettre en pratique toute une série d’idées qui ont progressivement contaminé les habitudes des militants d’extrême gauche ou "radicaux" (autonomes compris), et que ceux-ci ont intégrées ou reprises à leur compte sans en être vraiment conscients : – la « fin des idéologies » (= pourquoi s’emmerder à lire des textes poussiéreux et ringards ?), – l’apologie du « pragmatisme » et du « travail de terrain » (= noyons-nous dans l’activisme ou l’action directe), – l’assimilation de toute polémique à de la « violence » et/ou à une démonstration de machisme (= restons dans notre cocon partisan, affinitaire ou identitaire).

Trois autres facteurs ont paradoxalement facilité une certaine dépolisation des militants : – la perte d’hégémonie des PC sur le mouvement ouvrier n’oblige plus les « gauchistes » à constamment affûter leurs arguments et leur esprit critique, – la disparition du Bloc de l’Est et donc des illusions sur ces pays, – et le passage au pouvoir des partis sociaux-démocrates et/ou staliniens.

Dans la décennie 1968-1978, les militants d’extrême gauche devaient non seulement discuter entre eux car ils étaient en concurrence pour conquérir de nouveaux adhérents, mais aussi fourbir des arguments contre le PCF et le PS. Il leur fallait expliquer pourquoi le socialisme et le communisme pour lesquels ils luttaient n’avaient rien à voir avec le régime des pays de l’Est ou avec le modèle scandinave ; ils devaient constamment tenter de dissiper les illusions des travailleurs sur les programmes des partis réformistes, et prévenir les électeurs qu’un gouvernement de gauche ne changerait rien. Tout cela ils n’ont plus guère besoin de le faire désormais. Ou du moins ils ont cessé de s’y intéresser, pensant sans doute avoir gagné la manche.

Aujourd’hui, plus aucune discussion de fond n’est ni vitale (le PCF et le PS se sont largement discrédités aux yeux de la classe ouvrière) ni possible, au boulot comme à la télévision ou à la radio, tant on vante le consensus et loue l’absence de passion, l’ « empathie » vis-à-vis des individus qui profèrent des conneries monumentales quand ce n’est pas des saloperies.

Le maître mot, y compris chez les rappeurs, est devenu le « respect », notion qui a un sens quand elle s’applique aux êtres humains, à leur personne, mais certainement pas à toutes les idées. Ségolène Royal est, à gauche, sans doute celle qui incarne le mieux, jusqu’à la caricature, cet affadissement généralisé dans son mélange de références chrétiennes et citoyennistes, à peine relevées par une pincée d’idéologie national-sécuritaire. À droite, aussi, y compris chez les sarkozystes, on n’a que les mots « tolérance », « respect », « dialogue » et « pédagogie » à la bouche, même si dans la pratique la réalité est évidemment tout autre. Les sans-papiers ou les individus les plus radicaux et les plus révoltés en font l’amère expérience.

Dans les milieux militants, évidemment, on ne tient pas le même type de discours mais qu’ils soient anars, trotskystes ou post-autonomes, les militants d’aujourd’hui ont été fortement influencés par les changements intervenus. Désormais votre interlocuteur, paniqué, rapidement à court d’arguments parce qu’il n’est jamais sorti de son petit cocon organisationnel ou affinitaire, ne voit d’autre porte de sortie que de vous traiter de « flic », d’ « intello » ou de « lecteur du Figaro » si vous souhaitez engager le fer avec lui !

Il ne s’agit pas d’idéaliser les années 60-70, période marquée elle aussi par le sectarisme (sous d’autres formes pesantes), simplement de souligner que les groupes prenaient la peine dans leur presse, et dans les contacts humains fréquents entre militants de base, au moins dans les lycées, les facultés et les quartiers, d’échanger quelques arguments politiques, et pas simplement des injures, comme c’est le cas à toute heure sur les forums Internet de toutes tendances.

Y.C.

Lu sur Mondialisme.org

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jeudi 12 février 2009

Système bancaire : le NPA démarre avec... un siècle de retard

Je dois l'avouer, j'aurais bien aimé. J'aurais bien aimé que ce Nouveau Parti Anticapitaliste, au-delà du nom le plus nul de l'histoire (après le Modem, peut-être) puisse faire un peu bouger les choses. ça parait mal barré... A la question "Quel rôle votre parti donnerait-il aux banques ?", son médiatique porte-parole répond (sur rue89) : "On ne préconise pas simplement de nationaliser les entreprises bancaires qui sont en train de s'écrouler dans le cadre de l'économie de marché, mais de réunifier toutes les banques, qu'elles soient publiques ou privées, dans un seul et même service public bancaire, qui soit placé sous le contrôle des salariés, des consommateurs." Et là, tout s'effondre. Mais comment peut-on faire des propositions d'un tel archaïsme ? Merde, on est encore en pleine Union Soviétique là ! Centralisation, Etatisation, etc. Que de la daube. Moi qui espérait qu'ils avaient un peu dépassé ça, ben non. C'est trop nul. Mais quand est-ce que tout ce petit monde va faire preuve d'un peu d'imagination ? ou ne serait-ce qu'ouvrir les yeux ? Entre ceux qui veulent continuer comme avant en maquillant un peu mieux le truc, ceux qui nous ressortent Keynes (bientôt un siècle aussi, merci) et les drapeaux rouge du siècle dernier, on est aidés, tiens ! ça me fout les boules. Ma banque, c'est la NEF (avec le soutien du crédit coopératif). Ses choix d'investissement me conviennent, sa gouvernance aussi ,c'est une coopérative. J'en suis super content. Et même presque fier, mais bordel, pour rien au monde je ne voudrais que ce soit la seule ! Et si je me trompe ? Et si d'autres gens ont envie de faire d'autres choix ? La standardisation, l'uniformisation, c'est dangereux ! comment faut leur dire ? Dans un monde complexe, nous avons besoin de diversité. Di-ver-si-té. là. On peut tout à fait avoir un système de banques coopératives (donc, à mes yeux, post-capitalistes) qui soient en concurrence entre elles, qui fassent des choix différents, chacune étant contrôlée par ses salariés et ses clients mais surtout pas par l'Etat ! Je sens qu'il va encore falloir se taper le boulot... Aureliano Buendia

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mercredi 28 janvier 2009

Mobilisation du 29 janvier 2009 : déclaration unitaire

CE N'EST PAS A LA POPULATION DE PAYER LA CRISE Les classes populaires sont durement touchées par la crise. L'inquiétude pour l'avenir grandit. La politique du pouvoir est plus que jamais au service des privilégiés. L'heure est à la riposte. Les organisations signataires de cet appel défendent des propositions pour une autre politique, et s'engagent dans le soutien et la participation aux mobilisations, notamment à la journée interprofessionnelle de grèves et manifestations du 29 janvier. En deux mois, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 100 000. Dans les entreprises privées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partiel touche des secteurs entiers. Les intérimaires et l’ensemble des précaires sont touchés de plein fouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. Au nom de la lutte contre « les déficits », le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en concurrence « libre et non faussée » les services publics. C'est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation qui s'accentue avec les suppressions d'emplois publics. Le gouvernement, il y à encore quelques mois nous annonçait que « les caisses sont vides ». Depuis il a trouvé des centaines de milliards (plus de 428 milliards d’euros) pour sauver les banques, assurances et autres organismes financiers. Les divers « plans de relance » ici et là dans le monde n'ont qu'un seul objectif: maintenir les profits des grands groupes capitalistes. La crise est une crise européenne et mondiale. Dans ce contexte, nous devons également nous mobiliser pour une Europe sociale, écologique, démocratique, féministe. Des résistances existent ! Des salarié-e-s se mobilisent contre les licenciements, organisent des manifestations avec le soutien de la population. Les mouvements dans l'Education Nationale, notamment des lycéen-ne-s et de leurs professeur-e-s montrent qu'il est possible de faire reculer ce gouvernement. Des familles mal logées ou sans logis se battent pour l'application de la loi de réquisition des logements vides. Les salarié-e-s sans papiers poursuivent la lutte pour leur régularisation. Nous sommes parties prenantes de toutes ces résistances et nous nous inscrivons dans les prochaines mobilisations de janvier, Education Nationale le 17, Santé et Hôpital Public le 24, grève interprofessionnelle et manifestations de masse du 29 janvier. Une autre politique est possible, en s’attaquant aux profits et à la spéculation financière, en remettant en cause la rémunération du capital. . Il faut donner la priorité aux salaires et aux droits sociaux, mettre à contribution les profits et les dividendes versés aux actionnaires, en remplaçant le « bouclier fiscal » pour les privilégié-e-s et les spéculateurs par le bouclier social permettant au plus grand nombre de vivre mieux. Nous exigeons l’augmentation des salaires, du SMIC, du minimum vieillesse et des minimas sociaux. Nous proposons l’annulation du paquet fiscal de l’été 2007; une redistribution du budget de l’Etat pour répondre aux besoins sociaux et développer les services publics à tous les niveaux; une réforme de la fiscalité afin que les entreprises ne puissent plus, comme aujourd’hui, privilégier la spéculation au détriment de l’emploi et des conditions de travail. Nous nous opposons aux licenciements, exigeons le droit de veto suspensif des salarié-e-s sur les licenciements. Nous exigeons le maintien du contrat de travail, le maintien de l'intégralité des revenus et des droits des salariés mis au chômage technique. Nous réaffirmons le principe du CDI comme référence du contrat de travail dans le privé et de l’emploi statutaire dans le public. Nous défendons les reprises autogestionnaires d'entreprises par les salarié-e-s. Nous refusons toute aide publique aux entreprises qui licencient. Nous agissons pour la suppression des paradis fiscaux, pour une appropriation publique du système de crédit permettant une autre politique d'investissement au service de l'emploi, du logement social, des services publics et de projets prenant en compte l'urgence écologique. Nous voulons remettre en cause le pacte de stabilité et les directives européennes de privatisation; agir pour un nouveau type de développement; pour combattre toutes les formes de discriminations qui affectent le champ social; pour créer des emplois utiles sur le plan social et écologique. Nous proposons de dégager les moyens nécessaires à des objectifs de production économes en termes d'énergie et producteurs d'emplois notamment dans le domaine de l'environnement, des transports collectifs, du secteur des énergies renouvelables et du soutien à l'agriculture paysanne. Nous voulons rompre avec les logiques financières développées par l’Union européennes et ses institutions, en particulier la Banque centrale européenne. Nous refusons les suppressions d’emplois dans le secteur public, exigeons l’annulation des 30.000 suppressions de postes décidés, le retrait de la privatisation de la santé (loi Bachelot), la création d’emplois socialement utiles (Santé, l’Ecole, Poste, Recherche, et de nouveaux services publics, du logement, de la petite enfance, etc.) Nous agissons pour la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation avec embauches correspondantes. Les grèves et manifestations comme celle du 29 janvier expriment les colères et amplifient les luttes. Une riposte populaire d'ensemble est urgente. Nous nous engageons à mettre toutes nos forces au service de la convergence des luttes contre les licenciements, la vie chère, le chômage et la précarité, et pour la défense et l'élargissement des services publics. C'est le moment ! DECLARATION unitaire de : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires (ACU), Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), Les Alternatifs, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG).

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vendredi 19 décembre 2008

Une fédération de citoyen-ne-s et de forces pour une alternative sociale et écologique

Les Alter Ekolos, Les Alternatifs, L'Alternative Démocratique et Sociale, la Coordination nationale des collectifs unitaires, l’Association des communistes unitaires, le Mai, Ecologie solidaire, des écologistes de gauche, des militant-e-s du mouvement social, des élu-e-s, s’engagent ensemble pour créer un espace ouvert, une Fédération de citoyen-ne-s et de forces rassemblant des histoires et des cultures différentes de la gauche de transformation sociale et écologique.

Face à la crise de la mondialisation financière, face à la montée des périls sur l’environnement, de multiples horizons monte l’exigence d’une autre organisation sociale porteuse d’un nouveau mode de développement appuyé sur l’émancipation humaine et par la préservation de l’environnement de nouveaux rapports à la nature

La gauche est aujourd’hui dans l’impasse. Ni un PS déconsidéré, ni des forces antilibérales éparpillées et impuissantes ne sont en capacité de reconstruire l’espoir. Pourtant dans leur diversité et avec leur richesse des combats sociaux et citoyens cherchent à s’exprimer sur le terrain politique. Ils représentent une grande partie des forces capables de construire une convergence politique pour la transformation sociale, écologique, démocratique, féministe et antiraciste.

L’expérience nous a montré qu’aucune structure existante ne peut à elle seule faire bouger les lignes et rassembler autour d’elle toutes les forces de la gauche d’alternative. Devant cette situation de multiples initiatives, telle que la création du NPA ou celle du Parti de gauche témoignent des recherches existantes, mais ne permettent pas encore le cadre commun que nous appelons de nos vœux.

Bâtir une alternative qui rende possible l’intervention citoyenne dans toute la sphère politique suppose entre autres de rassembler tous les courants de la gauche de transformation sociale et écologique. Ce rassemblement pluraliste, fort de la confrontation des différentes cultures existantes, permettra d’élaborer un projet politique commun tout en développant la dynamique politique auquel il doit correspondre et de se donner les moyens du combat politique. Convaincre toutes les composantes de la nécessité de ce rassemblement n’est pas une tâche aisée et peut prendre du temps ; mais c’est dès maintenant que nous décidons de fédérer nos énergies.

Nous avons en commun de penser que la refondation de la gauche passe par la réinvention des rapports entre forces politiques et mouvement social, mobilisation et institutions.

Nous avons en commun de penser que l’humanité est parvenue à un moment périlleux où accroissement des inégalités, chômage, misère, pollution, problèmes climatiques, difficultés d’accès aux ressources se mêlent inextricablement et s’amplifient mutuellement. Les urgences sociale et écologique ne peuvent être traitées séparément et on ne peut répondre ni à l’une ni à l’autre sans remise en cause du capitalisme. Il faut inventer un nouveau mode de développement rompant avec le productivisme.

Nous avons en commun de penser que la société ne peut vivre sur la base d’une égalité de principe démentie chaque jour par les faits. La lutte contre les discriminations doit être au centre des préoccupations sociales et politiques. Nous savons que nous avons du chemin à faire sur cette question. Comme sur bien d’autres. Au moins, nous nous y attelons.

Nous prenons l’initiative du lancement dès à présent d’une fédération de citoyen-ne-s et de forces. Elle ne prétend pas être seule la force de transformation sociale et écologique si nécessaire, ni le noyau autour duquel cette force se construira, mais nous voulons contribuer à lui donner corps. Pour nous, la diversité de la fédération est sa force. Nous proposons donc qu’elle soit un outil pour rassembler largement et soit ouverte à tous les courants, tout-e-s les militant-e-s qui veulent une force politique nouvelle.

D’ores et déjà nous lançons un appel au plus grand nombre d’acteurs du mouvement social et politique, du monde de la culture de la recherche, du syndicalisme, de l’écologie pour travailler avec nous à cette première étape de rassemblement.

Cette démarche va s’ancrer dans les villes et les départements, à travers la mise en commun de nos forces et moyens et des forums publics permettant de traiter y compris les questions qui peuvent fâcher. Des outils communs vont être mis en place.

Un Comité provisoire, d’initiatives et d’actions, ouvert à celles et ceux qui le souhaitent, se met en place pour impulser l’activité de la fédération...

http://lafederation.org/

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