La Gauche Verte !

Journal d'informations alternatives.

lundi 9 novembre 2009

Forêt: place aux arbres OGM

Les règles du «libre» échange de l'OMC ont non seulement encouragé un pillage sans vergogne des forêts des pays pauvres, elles ont aussi rendu impossible la mise en place de législations environnementales, accusées d'être des «obstacles au commerce». Les accords de libre échange liquident aussi les droits – notamment les titres de propriété collective – des communautés paysannes, indigènes et afro-descendantes facilitant la saisie de leurs terres, forêts et sous-sols. C'est contre de tels accords de libre échange que les Zapatistes se sont révoltés au Mexique en 1994 et que les peuples de l'Amazonie péruvienne ont fait de même en juin dernier. Et pour lutter contre la déforestation? Un des moyens les plus simples, efficaces, justes et économiques – une étude estime qu'il coûterait jusque 1000 fois moins que les marchés carbone usines-à-gaz qu'on propose de gérer depuis Wall Street – serait simplement de garantir les droits des peuples de la forêt, qui ont su y vivre en la respectant depuis des millénaires. Trop simple! Pour protéger la forêt, comme pour faire n'importe quoi de nos jours, il faut créer un marché juteux. C'est le projet REDD (Reduced Emissions from deforestation and degradation). Mais qui va bénéficier des crédits carbone générés? Pourquoi les grandes puissances ont-elles explicitement refusé d'y intégrer même la mention des droits des peuples indigènes reconnus par l'ONU? Et comment peut-on proposer d'y inclure les plantations industrielles d'arbres, alors que celles-ci captent cinq fois moins de carbone qu'une vraie forêt, ouvrant ainsi la voie non pas à moins, mais à encore plus de déforestation? Place aux arbres OGM! Encore une fois les propositions de Copenhague prolongent les politiques de l'OMC. Des réglementations précises, accompagnées de projets d'aménagement forestiers et agricoles basés sur le respect des droits des peuples indigènes et des paysans, financés par des fonds non dépendants du marché du carbone, comme cela a été proposé par de nombreuses organisations et gouvernements, permettraient le maintien et le développement de la biodiversité, des écosystèmes agroforestiers et la mise en oeuvre de la justice climatique. OMC/CJS OLiVIER DE MARCELLUS, CJS http://www.lecourrier.ch/index.php?name=News&file=article&sid=444073

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vendredi 30 octobre 2009

Le WWF et Monsanto font de l’agrobusiness

Monsanto et consort vont vite, très vite ! Il faut dire qu’avec la débâcle financière, des échéances climatiques et environnementales de plus en plus pesantes, le grand capital est en mal de placements. Le secteur de l’automobile, de l’industrie et de l’assurance déguste encore, celui de l’énergie et des TIC stagne, reste donc le haut potentiel de la santé, de l’alimentaire et de l’agriculture.

A propos d’agriculture, la dernière trouvaille en date ne manque pas de piment.

Un petit mot d’explication avant tout. Il faut en effet savoir que l’azote est la principale source d’alimentation de la plante pour la constitution des acides aminés formant les protéines, composants clés du vivant. Il faut aussi savoir que l’azote n’existe pas sous forme minérale dans le sol comme le phosphore, la postasse ou les oligoéléments (fer, calcium, magnésium, manganèse…). Certaines plantes, appelées légumineuses, ont donc développé une symbiose racinaire avec une bactérie, appelée rhizobia, capable de synthétiser l’azote atmosphérique. En agriculture biologique, les légumineuses sont souvent utilisées en inter-culture pour enrichir le sol en azote, principale source d’alimentation de la plante. Efficacité  à court terme oblige, l’agriculture conventionnelle a préféré opter pour des engrais chimiques de synthèse polluant les sols [1], l’eau [2] et l’air [3].

Trêve d’explications, la dernière trouvaille, donc, consiste à injecter rhizobia directement dans les semences. Comme ça, plus besoin d’engrais et moins de pollution. Une formidable idée à la fois économique et écologique! Une idée écolo-technico-commerciale qui me fait penser aux agro-carburants… Bien sûr, on ne se pose pas la question de savoir pourquoi le long processus évolutif a voulu que rhizobia existe dans la racine et pas dans la semence. A noter que rhizobium vient du grec "Riza" qui signifie racine et "Bios" vie. Après passage de Monsanto, il ne reste plus grand chose de Riza et de Bios!

Comble d’ironie, l’agriculture intensive tire parti des enseignements de l’agriculture biologique en pratiquant le semi-direct sans labour. Un labour en profondeur déstructure en effet le sol et active la dégradation de la matière organique en libérant du CO2. De plus en plus de publications faisant autorité commencent à reconnaitre les méfaits d’un profond travail du sol qui détruit la vie et la structure du sol gage de fertilité. Une affaire en or pour Monsanto qui a réfléchi (seulement quand il s’agit de faire du pognon). En dehors des semences stériles Terminator [4], l’autre bras armé de Monsanto est le dénommé Rondup, aussi puissant et connu que le BigMac de MacDo. Rondup qui détruit tout sur son passage sauf les semences génétiquement modifiées appelées Rondup ready et brevetées Monsanto, bien-sûr. Le calcul est donc vite fait : il n’est plus nécessaire de labourer ou de bien défricher une parcelle, il suffit d’arroser au Rondup une parcelle préalablement ensemencée de plants résistants au fameux herbicide.

Il est aussi piquant de noter que le glyphosate, matière active du Rondup, bloque la synthèse des acides aminés au niveau de tous les organes de réserve (feuille, rhizome, bulbe). Donc, d’un côté on injecte rhizobia dans la semence pour avoir de l’azote et faire des acides aminés et de l’autre, on bloque la synthèse des acides aminés !? Un beau tour de force assez contre-nature non ?
Revenons au semi-direct. Puisque cette pratique fait partie des Mécanismes de Développement Propres (MDP) adoptés en juillet 2009 par la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, les OGM Rondup ready de Monsanto peuvent dès lors bénéficier de crédits carbone. C’est-y pas beau tout ça ? 

Plus extraordinaire encore est le soutient du WWF au génie de Monsanto & Cie ! Il n’y avait pourtant rien de nouveau sous le soleil à part qu’ils viennent seulement de se rendre compte qu’ils pouvaient directement semer en gagnant sur 2 tableaux : pas de labour et primes pour bonnes pratiques agricoles. La réputation de Monsanto n’est plus à démontrer tant nous avons vu défiler de films et documentaires dénonçant leurs pratiques (agricoles, sociales, environnementales et politiques) [5]. Mais qu’en est-il du mignon panda du WWF?

La Table Ronde sur le Soja Responsable (RTRS) est une large coalition comprenant de grands groupes industriels et des groupes environnementalistes comme le WWF. Depuis 2004, elle essaye de développer une série de critères « durables » pour la production intensive en monoculture du soja en Amérique du Sud. Les critères de la Table Ronde n’excluent pas les OGM, ce qui n’a rien d’étonnant puisque Monsanto et Syngenta l’ont rejoint en février 2009. Ces dernières années, le WWF a aussi fondé la Table Ronde sur l’Huile Palme Durable (RTSO), l’Initiative pour une Meilleure Canne à Sucre (BSI) et la Table Ronde sur les Biocarburants Durables (RTSB). Le WWF joue un rôle clé en permettant aux plus grandes sociétés de l’agrobusiness de se donner un semblant de responsabilité sociale et environnementale et en leur permettant d’écoblanchir la production de matières premières mondiales (souligné par le traducteur). Ces initiatives ont aussi pour but de détourner, de fausser et d’affaiblir les accords politiques internationaux. Les critiques contre la Table Ronde pour le Soja Responsable sont largement reprises au sein des mouvements sociaux et écologistes en Amérique du Sud. Aucun de ces mouvements ne participe à cette Table Ronde.[6]

L’agrobusiness, en voilà une filière juteuse. Un mariage des biotechnologies au monde du pétrole, de la chimie, de l’alimentaire, pharmaceutique, cosmétique, et maintenant, celui des grandes ONG environnementales ! Une bonne grosse soupe d’oseille parfumée de conscience pour « passer l’hiver ». Et comme dessert, des ONG sociales qui nous vendent du « Monsanto Ethique & Solidaire » ?

Monsanto primé pour bonnes pratiques écologiques, le WWF soutenant les pires pratiques de l’agrobusiness, Obama prix Nobel de la paix !!! Attendons encore un peu et on va nous canoniser Hitler pour avoir préalablement dépeuplé la planète !

Note :

[1] Pour le sol, les engrais minéraux acidifient, salinisent et dégradent l’humus avec pour conséquence un mort assurée des micro-organismes et champignons, siège des dégradations et échanges de nutriments avec les plantes. http://www.natpro.be/~natpro/pdf/2007/0702.pdf, Cfr. paragraphe  Des plantes « déséquilibrées ». 

[2] Pollution d’eau par les nitrates et nitrosamines http://www.vedura.fr/environnement/pollution-nitrate 

[3] Pour la pollution de l’air, précisons que le protoxyde d’azote (N2O) dérivé de production ou de dégradation d’engrais est un gaz à effet de serre 298 fois plus puissant que le CO2 http://www.manicore.com/documentation/serre/gaz.html 

[4] La technologie Terminator modifie génétiquement les plantes pour produire des graines stériles à la récolte. Mise au point par l’industrie agrosemencière et le gouvernement des É.-U., elle empêche les agriculteurs de réutiliser les semences pour les forcer à en acheter de nouvelles à chaque saison de culture. http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article187&var_recherche=terminator

Source : ploutopia

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dimanche 25 octobre 2009

Un siècle de prison pour des manifestants anti-globalisation

Dans l’Italie berlusconienne, manifester son opposition à la globalisation capitaliste est pire que de commettre un meurtre. Le verdict est tombé le 9 octobre lors d’un procès en appel : dix présumés « black bloc » ont été condamnés de 7 à 15 ans de prison pour avoir participé à des dégradations, comme des bris de vitrine. 98 années et 9 mois d’incarcération en tout ! Les faits remontent à juillet 2001, lors de la grande mobilisation contre le G8 de Gênes. Des centaines de milliers de manifestants avaient encerclé la « zone rouge », le quartier où se réunissaient les chefs d’Etat transformé en forteresse policière et militaire. La police italienne avait violemment chargé les cortèges, tuant un manifestant, Carlo Guiliani, abattu par un carabinier. L’homicide a été classé sans suite en 2003 (un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme du 25 août 2009 oblige l’Etat italien à rouvrir l’enquête).

Dans la salle d’audience, le verdict provoque la protestation du public (rapporté par La Repubblica du 9 octobre, traduit par le site Cette semaine) : ce sont « des peines qu’on n’inflige pas même à des assassins. Et si ces jeunes ont commis un délit, c’est contre des choses, des objets. Pas des personnes », « En frapper dix pour en éduquer des millions »... « On avait l’intuition, après les sentences plus récentes, qu’il soufflait un air mauvais, mais il y a ici des inculpés qui ont pris plus de 10 ans pour avoir brisé une vitrine, et c’est tout », a commenté un avocat. Deux jours plus tôt, le chef de la police de l’époque, responsable de la répression, avait été acquitté.

Yvan du Roy, Bastamag

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jeudi 15 octobre 2009

Barack Obama prix nobel de la paix 2009 !

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le comité Nobel norvégien vient d’attribuer le prix Nobel de la Paix au Président Barack OBAMA notamment

« pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ».

Auréolé d’une couronne aussi prestigieuse, à l’instar de l’immense Nelson Mandela, il se doit sans délai de rétablir une paix solide et durable dans les relations que les E-U entretiennent avec Cuba, en levant toutes les sanctions guerrières et criminelles prises contre lui. La moindre hésitation entamerait durablement sa crédibilité mais aussi celle du Comité Nobel qui l’a choisi. Ce prix, sans doute le plus important des Nobel, ne lui assigne que des devoirs sacrés envers les peuples opprimés, et lui confère des responsabilités d’une ampleur inégalée puisqu’il reçoit cette distinction alors qu’il est le Président en fonction du pays le plus puissant du monde.

Alors M. le Président Obama, soyez digne de l’honneur infini que vous fait le monde, soyez à la hauteur de l’immense espoir que soulève votre nomination, libérez sans délai, Cuba du joug de votre oppression. Osez la Paix avec Cuba !

Michel TAUPIN

CUBA SI FRANCE

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mercredi 14 octobre 2009

Complot écologiste et antilibéral

C'est un livre peu goûteux : il n'est pas à lire, ou juste par ceux qui veulent en savoir plus sur les "arguments" des adversaires de l'émancipation. CO2 Un mythe planétaire, de Christian Gérondeau, avec une aimable préface de Valéry Giscard d'Estaing est un plaidoyer contre le capitalisme vert, version négation simultanée de la problématique environnementale et de la question sociale.

La thèse centrale du livre est que le réchauffement climatique est le «plus grand mythe planétaire depuis Galilée», un vaste complot qu'il faut combattre. Les mesures écologiques ne serviraient à rien puisque la croissance des consommations anti-écologiques est inéluctable : ce que les riches ne consommeront pas, ce que les pays développés ne produiront pas comme gaz à effet de serre, les pauvres et les pays en voie de développement le consommeront et le produiront. Surtout, pour l'auteur, il faut lutter contre la croissance des dépenses publiques, à laquelle la priorité environnementale contribue désormais.

Et revoilà le plaidoyer libéral : vive la voiture individuelle, les camions ! A bas les services publics, les transports publics, et surtout le train ! A bas Kyoto et vivement l'échec de la conférence de Copenhague, en décembre prochain !

Tandis que beaucoup envisagent une nouvel ère du capitalisme - celle du capitalisme vert -, cette réponse ressemble à un "plan B" du Capital : celui du déni et du maintien coûte que coûte du système économique et social en l'état. Pour le pire.

CO2 un mythe planétaire, Christian Gérondeau, Editions du Toucan, 2009.

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samedi 10 octobre 2009

Testés en Irak, appliqués au G20 : les nouveaux canons anti-émeute

Pour disperser les manifestants en marge du sommet du G20 en Pennsylvanie, les canons à eau ont été remplacés par d’autres types d’armes “non létales” issues de recherches militaires. Par exemple, le LRAC – Long Range Acoustic Device -, qui a fait ses premières armes en Irak en 2006 comme lors du récent coup d’état militaire au Honduras, est présenté dans la littérature comme « un système d’hyperfréquence (qui) peut être dirigé sur un groupe d’individus, entraînant nausées, malaises intestinaux, troubles de la vision et de l’ouïe». Les images qui suivent, prises par des sources indépendantes et diffusées sur Indymedia, révèlent toute cette belle mécanique contre-insurrectionnelle.

Notez bien l’autre arme acoustique, plus conventionnelle : la voix synthétique de la police façon Robocop qui gueule : «Le chef de la police de Pittsburg a déclaré ce rassemblement illicite, donne l’ordre à toutes les personnes de se disperser immédiatement. Peu importe les raisons d’être ici, vous devez partir. Si vous ne vous dispersez pas, vous pourriez être arrêté et/ou sujet à d’autres actions policières.» (à partir de 2′45).

lrad-daylight

On aperçoit un peu mieux l’énorme parabole du LRAD en action sur un autre film pris de jour (images de propagande du fabricant ATC – ci-contre).

Pour y viir un brin plus clair, plongeons dans un papier paru à l’automne 2007 dans la revue Cultures & Conflit, fait le point sur ces nouvelles armes anti-émeute (1). Bien sûr, elles profitent, tout comme les drones de surveillance, d’une large inspiration militaire, testé comme il se doit dans les foyers de la résistance en Irak.

La mise en service à titre d’expérimentation en 2006 en Irak, dans le cadre de la politique de contre-insurrection, d’armes comme le Long Range Acoustic Device (LRAD) et l’Active Denial System (ADS) a signé une étape primordiale dans le développement de systèmes antipersonnels de nouvelle génération. (…) Ces systèmes sont actuellement déployés en Irak et font l’objet d’expérimentations actives sur la population civile. Ils ont notamment été testés dans le centre de Bagdad, dans la région de Falloujah et à Camp Bucca.

lrad-4views

Le canon à ultrasons en action (photo de propagande)

Les armes acoustiques excitent les flics en tous genre depuis des générations, on s’en sert maintenant plus simplement pour virer les ados bruyants des cages d’escalier. Le LRAD, c’est la version hardcore.

Le Long Range Acoustic Device est un système d’hyperfréquence fondé sur une technique de génération de sons développée par la firme American Technology Corporation qui consiste à produire deux ultrasons de fréquences légèrement différentes : le signal haute fréquence se dissipera rapidement dans l’atmosphère, tandis que le signal basse fréquence va persister et peut être dirigé sur un groupe d’individus, entraînant nausées, malaises intestinaux, troubles de la vision et de l’ouïe. Une variante portative est à l’étude, capable de tirer des « balles sonores » de forte intensité. Le LRAD a connu un premier emploi concluant en repoussant l’abordage du paquebot Seabourn Spirit par des pirates, au large des côtes somaliennes, en novembre 2005.

A voir aussi: un clip-documentaire monté à partir d’images réelles capturées à Pittsburgh, qui montre un face à face hallucinant où les armes non létales de premier choix sont des camescopes et des appareils photo numériques :
Which side are you on? (musique: Pete Seeger, célèbre chanson pro-ouvrière)

Arrêtons-nous à présent sur l’ADS, le canon micro-ondes, autre variante du flingue cérébral made in USA — conçu et vendu par Raytheon (lire ce document commercial de juin 2009), le marchand d’armes à qui l’on doit les fameux missiles Patriot, dont les taux d’efficacité avaient été entièrement bidonnés lors de la première Guerre du Golfe (1991). Photos à droite, la version militaire de l’ADS montée sur un hummer, et la version civile (le “Silent Guardian”). L’article de Culture & Conflits poursuit :

ads-milL’ADS est un canon à ondes millimétriques pulsées de basse puissance et une technologie pleinement opérationnelle. Baptisé « projet Sheriff », ce système tactique voué à l’engagement rapproché se compose d’un émetteur de moyenne portée incrusté dans une antenne orientable. Il peut être monté selon les besoins sur le toit d’un poste de garde comme arme à effet de zone ou sur des véhicules type Humvee, Stryker ou Light Armored, comme arme anti-émeute.

ads-civilian(…) Le rayon émet sur une fréquence de 95-100 GHz, insuffisante pour pénétrer le corps, mais assez forte pour réagir avec les terminaisons nerveuses du derme superficiel et chauffer les molécules d’eau des couches sous-cutanées, provoquant au bout de cinq secondes une sensation de brûlure si intense que le réflexe naturel de l’individu est de prendre immédiatement la fuite. Le rayon émis n’est pas ionisant – non radioactif – et par conséquent ne comporte pas de dan

ger carcinogène. (…) le principal non-dit de ce système réside dans son potentiel létal. (…) il est techniquement tout à fait envisageable d’accroître la pulsation du rayon pour en faire une arme mortelle, « rhéostatique ».

Une autre incertitude concerne les conséquences pour le cerveau d’une exposition répétée au rayon. Bien que les chercheurs militaires démentent les risques de pathologies encéphaliques, le facteur de la durée d’exposition reste central.»

Et le dernier petit gadget, pour la fin. Le laser au deutérium fluoré ! «Paralysie temporaire…»?

On peut également mentionner, puisqu’il est en cours de finalisation industrielle, l’existence du Pulsed Energy Projectile (PEP), laser à deutérium fluoré développé par Mission Research Corp, dont les phases de test devraient débuter avant 2010. Ce développement augure la naissance d’une génération d’armes potentiellement révolutionnaires parce que susceptibles, comme l’ADS, d’investir la globalité du spectre opérationnel.

Charmant, le laser PEP ! Voyez plutôt:

« Le PEP utiliserait un laser au fluorure de deutérium à impulsions conçu pour produire un plasma ionisé à la surface de la cible visée. Le plasma entraînerait à son tour une onde de pression ultrasonique qui passerait dans le corps et stimulerait les nerfs cutanés afin de provoquer une douleur et une paralysie temporaire ».

Epilogue : merci à notre ami lecteur qui souligne que les mêmes armes acoustiques ont été utilisées lors du récent putch militaire au Honduras… Par matériel interposé, les USA ont donc indirectement participé à ce coup d’Etat, qui flaire bon les vieux réflexes anti-communistes des années 70 et 80… Sur ces images amateurs, on remarque le bruit significatif du LRAD, ainsi que la voix mécanique du camion blindé, dont les propos n’ont même pas été traduis en langue locale.

(1) Georges-Henri Bricet des Vallons, « L’arme non létale dans la stratégie militaire des Etats-Unis : imaginaire stratégique et genèse de l’armement », Cultures & Conflits, 67, automne 2007, mis en ligne le 21 février 2008. http://www.conflits.org/index3116.html

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vendredi 9 octobre 2009

Frédéric Mitterrand témoin de moralité de deux violeurs.

C’est officiel : Frédéric Mitterrand s’avère être un vrai boulet. Après ses écrits sur le tourisme sexuel, on découvre que, lorsqu’il était directeur de la Villa Médicis, il s’est fendu d’un témoignage de moralité plus une promesse d’embauche à l’Académie de France à Rome… pour deux mineurs poursuivis pour le viol d’une jeune fille de 16 ans.


La une du Quotidien de la Réunion du 9 octobre 2009.

Décidément, ce n’est pas une bonne semaine pour Frédéric Mitterrand.
L’affaire a fait la une du Quotidien de la Réunion de ce jour : Frédéric Mitterrand a effectué, en mars dernier, un témoignage de moralité pour défendre deux mineurs, dont son filleul, fils d’un couple d’amis, dans une affaire de viol collectif.

La victime, une jeune fille de 16 ans, a été violée par plusieurs jeunes sous la menace d’un couteau. Une affaire qui a déjà été jugée, mais qui revient en appel à la fin du mois d’octobre.

Certes, Frédéric Mitterrand n’est évidemment pour rien dans le crime commis par ces deux garçons. Mais il vient au secours de ces deux mineurs violeurs en écrivant son témoignage sur du papier à en-tête de la Villa Médicis — où il officiait — alors qu’il n’agit là qu’en tant que personne privée.

En outre, dans son témoignage écrit, le ministre, qui ne l’était pas à ce moment-là, engage l’organisme dont il avait la charge - la Villa Médicis - dans un soutien aux deux jeunes criminels puisqu’il propose de leur organiser des stages sur mesure en vue de faciliter leur réinsertion : « En tant que directeur de l’Académie de France à Rome, je m’engage personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion. »


La double page du Quotidien de la Réunion du vendredi 9 octobre 2009.

Dans le même texte, il précise : « Je dispose d’un certain nombre de contrats qui pourraient être mis à profit. » Là encore, l’usage de la première personne est peu approprié et traduit une conception très particulière des usages républicains : est-ce la vocation de la Villa Médicis que d’aider à la réinsertion de mineurs violeurs de l’Ile de la Réunion ? En l’occurrence, le fonctionnaire Frédéric Mitterrand utilise à son profit personnel la responsabilité que l’Etat lui a confiée.

Le correspondant à Paris du Quotidien de la Réunion a tenté - vainement - de faire réagir le Ministère de la Culture sur le sujet. Comme au début de la semaine, le Ministre choisit la politique de l’autruche...


La lettre publiée par le Quotidien de la Réunion dans son édition du vendredi 9 octobre 2009.

Y aura-t-il une suite à cette nouvelle affaire Mitterrand ? Sans doute pas. D’abord parce qu’après s’être censurés sur la polémique Le Pen-Mitterrand, les médias ont saturé leur public avec ce qui est devenu l’«affaire» : depuis jeudi, radios, télévisions et presse écrite ne parlent plus que de cela.

Ensuite parce que même s’il s’agit encore de sexualité, l’attitude de l’ancien directeur de la Villa Médicis est surtout condamnable du point de vue des usages républicains. Et on sait bien qu’en la matière, le sarkozysme n’en est pas à un écart près.

Mise à jour - 9 octobre 2009 à 18 heures

Contacté par Marianne2.fr, le ministère de la Culture ne nous a pas encore répondu sur cette question.

http://www.marianne2.fr/Mitterrand-temoin-de-moralite-de-deux-violeurs_a182392.html

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lundi 5 octobre 2009

Vidéo : un étudiant turc jette une chaussure à Strauss-Kahn, président sarko-socialiste du FMI états-unien

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lundi 21 septembre 2009

Le Désert

On pouvait lire cette semaine dans Corse-Matin, cette info, dont la presse nationale ne s'est pas fait l'écho :
Parti d'un lieu pour le moins inhabituel, un nouveau chèque est parvenu hier matin à notre agence d'Ajaccio dans le cadre de la souscription lancée par Corse-Matin et Frequenza Mora au profit des sinistrés des incendies de cet été. Il était accompagné d'une lettre signée du directeur de la maison d'arrêt de Fresnes, expliquant que des détenus de cet établissement pénitentiaire avaient souhaité s'associer à notre opération et que ce chèque résultait de la collecte qu'ils avaient organisée.
Intégralement rédigé en langue corse, un message relatif à ce don nous parvenait simultanément sur du papier à lettre à l'en-tête suivant : « Yvan Colonna, patriottu corsu cundannatu a tortu a a prighjo a vita » (1). Un libellé suivi du slogan « Resistenza sempre et piu ca mai » (2) ainsi que de cette citation de Pasquale Paoli : « A vita mea un sara stata chè un ghjuramentu senza rifiatu, pè a Libertà » (3).

1) Patriote corse condamné à tort à la prison à vie.
(2) Résistance toujours et plus que jamais.
(3) Ma vie n'aura été qu'un engagement sans répit pour la liberté.

Perso, j'aurais dirigé un journal, ça m'aurait intéressé : ce n'est quand même pas ordinaire, une collecte organisée parmi les prisonniers en faveur de ceux qui souffrent dehors.
Je trouve ça grandiose : Sinistrés de cet été,
ne vous croyez pas abandonnés,
il y a en France des gens qui pensent à vous
(et ils sont à peu près tous en taule).
Grandiose, avec un petit côté fun, naturellement.
Franchement, ça méritait un papier.
D'ailleurs, c'était plein d'enseignements.
Par exemple, il y a un ou deux ans, tous les journaux avaient annoncé qu'on allait transférer dans une prison corse les prisonniers politiques corses, afin de faciliter les visites au parloir des familles.
C'était l'occasion ou jamais de dire qu'en fait, heu... non, pas vraiment, apparemment il y en a à Fresnes, et suffisamment nombreux pour organiser des collectes conséquentes.
Franchement, la presse aurait pu en profiter pour publier un petit erratum.
Au lieu de ça, rien du tout.

On en apprenait aussi un peu plus sur Yvan Colonna.
Le mec, manifestement, se tient droit.
Il n'est pas du genre à s'apitoyer sur son sort.
A peine s'il ne dit pas qu'il y en a de plus malheureux que lui.
Il ne se pose pas en victime, il ne pleure pas qu'il est innocent.
Il se pose en juge : on l'a "condamné à tort".
Et le reste, au fond, ne nous regarde pas.
On sent que c'est pas le gars qui nous vendrait des salades.
S'il le dit, c'est que c'est vrai : il n'a pas tué le préfet Erignac.
Voilà l'effet qu'il me fait.
Je ne dois pas être le seul.
Et ça tombe bien, son affaire n'est pas vraiment terminée, elle est examinée par la Cour de cassation.
Elle reste donc un cas à suivre, qui rejaillira dans l'actualité.

Bref, pour toutes ces raisons, l'info de Corse-Matin méritait bien un petit entrefilet dans la presse nationale.
Au lieu de ça, rien.
Nib.
Walou, As Sahara, le désert.
Ce n'est pas que le sujet n'intéresse personne.
C'est au contraire.
Justement parce que tout le monde se souvient de la condamnation de Colonna,
et qu'une majorité de gens l'ont trouvée scandaleuse,
les journaux ne veulent plus du tout l'évoquer.
On a déjà bien assez de mal à l'oublier.
Moi, par exemple, chaque fois que j'y pense, ça m'énerve.
Et quand on s'énerve, on dort mal.
La presse le sait, elle fait attention.
Elle n'est tout de même pas là pour troubler le sommeil des Français.

Pour ceux qui aiment passer des nuits blanches, je rappelle qu'ils peuvent toujours lire "L'Affaire Colonna, Une Bataille De Presse", écrit par votre serviteur, et qui vient de sortir.
La presse n'en parle pas.
Peut-être est-ce parce qu'il s'agit d'un mauvais livre.
Peut-être est-ce parce qu'il est excellent.
Avec elle, sur ce sujet, on ne peut pas savoir

okounine, l'En Dehors

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mardi 15 septembre 2009

la grippe porcine ou mexicaine serait-elle une maladie OGM ?

LUNDI 27 avril 2009, à Bransat (Allier) avait lieu, initiée et en présence du sénateur Gérard Dériot, une conférence sur le thème ‘’ Organismes Génétiquement Modifiés : avant de juger, comprendre ’’, donnée par Jean Terré, directeur vétérinaire, ancien élève de l’Institut Pasteur, ancien directeur-général adjoint de Rhône-Mérieux. Jean Terré a eu l’opportunité de participer à l’expérimentation et à l’enregistrement du premier vaccin OGM : Raboral, vaccin antirabique destiné aux renards et ayant abouti à l’éradication de la rage dans notre pays.

Le docteur Jean Terré a proposé une analyse ‘’ la plus objective possible ‘’ (selon ses dires) de la situation actuelle replacée dans son contexte historique. Il a voulu faire en sorte que son exposé ne soit ‘’ ni une accusation ni une défense, mais une série de constats, de faits, de déductions ‘’. Propos qui sont, selon lui, destinés à ‘’ aider les personne désireuses de se faire une opinion en dehors des passions, des peurs et des groupes de pression ‘’, citant Marie Curie : ‘’ Dans la vie rien n’est à craindre, tout est à comprendre ‘’.

Et sa conférence, bien documentée et appuyée par une série de tableaux qui ont été projetés, a instruit l’assistance sur le pourquoi nous en sommes là. L’historique des OGM tout d’abord, en partant des hybrides F1, puis les chaînes ADN, les codes génétiques et les cultures des protéines ainsi que leur apprentissage… Nous disant que bientôt nous allions avoir du riz jaune grâce à une protéine de carotène placée dans sa chaîne ADN (là, nous sommes obligés de dire que l’on se demande bien pourquoi faire du riz jaune alors que personne n’en demande…peut-être les Chinois ?). Tout y passa et à la fin de son exposé nul ne pouvait plus ignorer ce qu’était un OGM et pourquoi il était là.

Puis, les aspects économique et politique furent abordés : selon Jean Terré, les plantes transgéniques ou OGM ouvrent des perspectives considérables en particulier pour les pays en voie de développement et aussi pour relever le défi de l’augmentation de la population mondiale qui, de 6,7 milliards en 2008, atteindra 9 milliards en 2050. Et, dans le domaine de la santé, beaucoup de progrès sont attendus… Bref, les Américains ont pris une énorme avance en la matière et il serait bon que notre pays prenne la place qui lui revient dans l’énorme marché économique qui se présente car il y aura beaucoup d’argent à gagner.

Donc merci monsieur Terré et bravo ! Mais son propos n’a malheureusement pas convaincu.

Outre une nombreuse assistance, de nombreux écologistes étaient présents et sont intervenus dans le débat qui a suivi. Evolutionnaire, bien sûr, était là pour se faire une opinion afin de vous en rendre compte, ce qui a été impossible car M. Terré a superbement ignoré une question que nous lui avons posée, faisant mine de ne pas la comprendre.

Tous les écologistes présents venant de plusieurs associations se sont attachés à contredire point par point les propos de M. Terré. Certains faisant valoir que ‘’ personne n’avait demandé les OGM ‘’, ‘’ que la planète pouvait nourrir en l’état de l’agriculture 12 milliards de personnes ‘’… D’autres sont intervenus, il fallait s’y attendre, en demandant une régulation dé la population mondiale, etc… etc… Et enfin les quatre grands points toujours mis en avant par les écologistes et les anti OGM ont été abordés : les dangers liés à la rupture de la barrière d'espèces ; les risques écologiques ; les risques alimentaires ; le manque de recul.

M. Jean Terré, lors de sa conférence, a balayé les uns après les autres ces quatre points, ne trouvant aucun danger spécifique et identifiable au fait que l’on prenne une protéine d’une espèce pour la placer dans la chaîne ADN d’une autre, arguant que les protocoles étaient si sévères que rien d’inquiétant ne pouvait se passer. Selon lui, les risques écologiques sont nuls car la diffusion des pollens OGM n’atteint jamais 100 mètres de distance et que l’on prévoit des zones tampon de 400 mètres autour d’une plantation OGM ; ensuite, pour les risques alimentaires, ‘’ on ne note pas plus d’allergies que par le passé ‘’ et quand au manque de recul, ‘’ il fallait quand même un jour où l’autre prendre un certain risque, convenant toutefois au passage que les OGM font l’objet d’une opposition essentiellement dans certains pays européens dont la France ‘’.

Mais l’opposition française aux OGM est désormais caduque car les décisions seront dorénavant prises à Bruxelles, à l’échelon européen et non à l’échelon d’un Etat. Il faut savoir pour la petite histoire que le Sénat français a d’ores et déjà entériné cette décision qui sera bientôt présentée à l’Assemblée nationale. Donc, nous devons nous attendre à voir nos campagnes plantées de plantes génétiquement modifiées : soja, maïs, etc…

Et pourtant …

- Dangers liés à la rupture de la barrière d'espèces.

Cette barrière fait, par exemple, qu’un cheval ne peut pas avoir de petits avec un zèbre. La manipulation génétique permet justement de s’affranchir de la barrière des espèces : plantes à plantes, plantes à animaux, plantes à l’homme, animaux à l’homme, etc... Grâce au génie génétique, nous avons construit des organismes qui n’ont jamais existé dans la nature et dont on n’appréhende pas suffisamment le comportement.

Et c’est bien un des problèmes majeurs que posent les OGM (il y en a d’autres !) : on annule la barrière des espèces qui fait que chacune possède des ‘’ défenses ’’ vis-à-vis des autres espèces. Et l’on peut se demander à juste titre si on n'a pas joué au casse-cou avec ce procédé.

En effet, en ‘’ important ’’ un code génique d’une protéine d’une espèce dans la chaîne ADN d’une autre espèce pour quelques raison que ce soit, on a probablement ‘’ cassé ’’ cette fameuse barrière. Ce qui fait qu’un virus (qui est une protéine) propre à une espèce a pu acquérir un ‘’ pouvoir ’’ mutagène lui donnant la possibilité de passer à d’autres espèces. Des maladies jusqu’alors propres au monde animal deviennent dès lors des maladies ‘’ universelles ’’, ce qui expose directement l’homme qui était jusque-là à l’abri de ces maladies.

Mais cela veut dire aussi que, outre les maladies animales, cela concerne aussi les maladies des insectes et des plantes ; de quelle nature seront-elles ? Pour l’instant, le phénomène inverse ne semble pas être enregistré : les maladies de l’homme ne passant pas dans les règnes végétal et animal mais il est vrai que les animaux ne viendront pas le dire.

L’élément ‘’ mutagène ’’ pourrait bien être les OGM, c’est le constat logique que l’on doit faire car il y a répétitivité : cela fait trois fois (et même plus) qu’en peu de temps, l’humanité est confrontée à des pandémies jusqu’alors inexistantes :

En avril 2003, nous avons déjà connu le SRAS (en français) ou SARS (Severe Acute Respiratory Disease, en anglais) ou pneumonie atypique. Cette maladie venait d’Asie (déjà !) et frappa lourdement la région de Toronto. Et les instances politiques et sanitaires de l’époque ont déclaré que le SRAS était la dernière venue de toute une série de maladies nouvelles provoquées par une série de mystérieux ‘’super germes ’’ mutants qui devaient frapper l’humanité…

Et malheureusement elles arrivent !

? Il faut citer en premier l’ESB, maladie de Creutzfeldt-Jacob (encéphalite spongiforme bovine), qui est devenue ‘’ transmissible à l’homme ‘’ !

On a mis en cause les farines animales qui avaient favorisé la venue d’un prion mutagène mais on a oublié de dire que les animaux d’où était partie cette pandémie étaient nourris aussi avec des farines de plantes OGM et la population en consommait. Le résultat, outre les 117 victimes déjà enregistrées, on attend 136.000 morts dans les années qui viennent.

? Puis la mutation du virus H5N1 de la grippe aviaire qui est devenue ‘’ aussi ’’ transmissible à l’homme.

Cette maladie nous est arrivée de Chine, pays où l’on donne des farines OGM aux animaux, notamment les volailles. Le vecteur en a été les oiseaux migrateurs, mais heureusement ce virus ne semble pas survivre à des températures estivales. Remarque, il s’agit d’un pays à grande densité de population et à grande pollution atmosphérique et cette population consomme sans contrôle sanitaire sérieux des aliments OGM ou des produits en contenant.

? Et aujourd’hui, c’est le virus H1N1 de la grippe porcine (ou grippe mexicaine) qui met à nouveau le monde entier en alerte.

Cette grippe ‘’porcine’’ est un terme impropre (cela reste à démontrer) car elle n’affecterai en rien les porcs et serait limitée à Mexico (ce qui rste à démontrer aussi), capitale du Mexique dont la population tourne autour de 40 millions d’habitants. C’est une ville où l’on enregistre une des plus grandes pollutions atmosphériques de la planète et où les habitants consomment aussi des aliments OGM ou issus des OGM. Et tout le monde sait que le Mexique est la chasse gardée de Monsanto et de son MON810, OGM qui n’accepte comme traitement que le Roundup Ready… produit aussi par Monsanto !

Devenu pandémie, cette maladie est passée du niveau d’alerte 3 au niveau 4 (qui en compte 6). Cela veut dire que la pandémie est là mais qu’on peut encore l’enrayer. Souhaitons ne pas arriver à des niveaux supérieurs car alors cela voudrait dire qu’elle serait devenue incontrôlable.

On enregistre déjà 152 morts au Mexique. Les USA, le Canada, l’Asie, l’Afrique, l’Espagne, le Brésil, la Chine, l’Europe dont la France comptent déjà des cas suspects et des cas avérés ; c’est donc le monde entier qui est touché.

On le voit bien, dans ces trois cas cités plus haut, on trouve les OGM. Trois cas c’est beaucoup et cela doit mettre en alerte les organismes de santé publique. Mais il est vrai qu’il y a une très forte pression d’ordre financier d’abord, politique ensuite. Dans ces considérations, les semenciers sont au premier plan, viennent ensuite l’industrie agro-alimentaire puis le monde politique qui, lui, se préoccupe de l’avenir de notre pays. Les raisons sanitaires réussiront-elles à prendre le pas sur les raisons économiques ? Rien n’est moins sûr.

Demain ...

Et après les manipulations sur le végétal on arrive tout naturellement l'animal... et l'homme. Vu que nous avons établi le génome humain, ne sera-t-on pas tenté de tripoter la chaîne ADN qui est le support moléculaire de l'hérédité pour '' améliorer ou guérir '' l'espèce humaine en faisant de nous aussi des produits OGM ?

Les moyens de défense

Pour la grippe mexicaine qui nous préoccupe actuellement, on nous dit, ‘’ Il ne faut pas avoir peur, nous maîtrisons la situation ’’. Les propos lénifiants ne manquent pas comme nous les avons entendus avec Tchernobyle. Mais, après les mensonges sur la radioactivité du nuage, les médias sont-ils encore crédibles ?

Déjà, on distribue des masques (partout ? c’est à vérifier)… Ce que l’on ne dit pas, c’est que les masques que l’on nous fait voir à la TV sont inefficaces car ils sont de catégorie 1. Il faut utiliser des masques de catégorie 3 et ils n’ont qu’une durée d’efficacité de 5 heures ! Il faudrait donc en changer au moins deux fois par jour ; et il faut manger, boire, dormir… donc enlever le masque.

Les vaccins

Pour la grippe aviaire, en France, on dispose de 30 millions de doses de vaccin (soi disant) pour une population de 65.073.482 habitants. Est-ce bien sérieux ? Pourquoi les uns auraient-ils droit à un traitement et pas les autres ?

Aujourd’hui, pour la grippe porcine, on nous dit que le laboratoire Roche dispose d’ores et déjà d’un vaccin : le Tamiflu. C’est probablement vrai et il existe sûrement d’autres laboratoires dans le monde qui disposent aussi d’un vaccin… qui n’est valable pour la grippe aviaire, pas pour la grippe mexicaine. Mais pour lancer la fabrication d’un vaccin, il faut, nous dit-on, au minimum trois mois. Où en sera la pandémie ? Et pourra-t-on fabriquer 6,7 milliards de doses ?

II - Les risques écologiques

Une pollution accrue de l'environnement. - Dans le soja transgénique de la société américaine Monsanto, un gène introduit rend la plante tolérante à un herbicide dit total le Roundup, produit aussi par la même firme.

Et cela pose aussi le cas des super mauvaises herbes et super mauvais insectes :

Extensions aux espèces voisines. - On sait aujourd'hui que les plantes cultivées échangent par croisements spontanés, leurs gènes avec les espèces sauvages apparentées qui sont souvent de mauvaises herbes. On appelle cela le flux de gènes. En France, des études récentes menées par l’INRA ont montré que le gène de résistance à un herbicide implanté dans le colza pouvait se retrouver dans une mauvaise herbe apparentée : la ravenelle. Celle-ci devient alors fertile et insensible aux herbicides, une super mauvaise herbe.

Ce flux de gènes génère une " pollution génétique " qui est totalement irréversible. On ne pourra jamais rapporter au laboratoire un gène qui se serait échappé de la plante génétiquement modifiée. Avec les super mauvaises herbes, en plus des OGM, il va falloir à nouveau épandre des herbicides encore plus puissants. Cercle vicieux sans fin.

Acquisition d'une résistance par les insectes. - Les maïs transgéniques dont la culture est aujourd'hui autorisée en France contiennent un gène de la bactérie du sol Bacillus thuringiensis qui synthétise dans la plante une toxine dite Bt qui lui permet de se défendre contre un insecte : la pyrale du maïs.

Le maïs transgénique conduira à la perte de l'agriculture biologique car la toxine Bt d'origine bactérienne est un des seuls insecticides autorisés dans les cahiers des charges de l'agriculture biologique.

Les OGM en tant que vaccins. - On parle actuellement beaucoup de manipuler génétiquement des plantes pour y introduire des vaccins. Ce principe est séduisant, mais si des plantes contenant ces vaccins sont disséminés dans la nature et transmettent leurs gènes à d'autres plantes ou animaux, des quantités très importantes de ces vaccins peuvent se retrouver dans la nature.

On ne sait pas comment réagiront certains organismes et il est à craindre que ces vaccins présents en trop grandes quantités dans la nature deviennent inopérants.

III - Les risques alimentaires

De nouvelles allergies. - Introduire de nouveaux gènes dans un organisme, donc de nouvelles protéines, va accroître les risques d'allergies. La société Pioneer, première compagnie semencière mondiale, a produit un soja plus riche en méthionine, acide aminé essentiel qui n'est pas produit naturellement par l'homme. Pour ce faire, elle a rajouté à ce soja un gène en provenance de la noix du Brésil. On s'est alors rendu compte que les personnes allergiques à la noix du Brésil étaient également allergiques à ce soja manipulé. Le public servira donc de cobaye malgré les risques encourus. Chaque jour, on découvre de nouvelles allergies à de nouveaux produits.
IV - Le manque de recul

La transgénèse s'apparente aujourd'hui à une espèce de bricolage où l'on " essaie et on voit ensuite ". On connaît encore relativement peu de choses sur l'ADN, sur le rôle et le fonctionnement des gènes, leurs interactions… et surtout sur les introns, des gènes aux fonctions inconnues et qui représentent environ 80 % de l'ADN.

Mais il n’y a pas matière à s’inquiéter nous dit le conférencier : ‘’ On remédiera aux incidents au fur et à mesure qu’ils se présenteront ‘’. Ajoutons pour information que si, par un malheureux hasard, une pandémie causait un grand nombre de morts… lors de la grippe aviaire (on avait prévu ça !), on a recensé tous les locaux réfrigérés pouvant recevoir les cadavres !

Source : Evolutionnaire

Posté par redacteurs à 07:54 - Ils ont osé ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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